Michel Fourniret mis en examen — Disparition d'Estelle Mouzin

Presque 17 ans après la disparition d’Estelle Mouzin à Guermantes Monique Olivier a enfin avoué avoir menti aux enquêteurs pour fournir un alibi à son ex-mari Michel Fourniret. L’enquête autour du tueur en série est désormais relanc

Disparition d'Estelle Mouzin : Michel Fourniret devant la juge

Le tueur en série Michel Fourniret était entendu mercredi par la juge chargée de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin en 2003, qui pourrait décider de le mettre en examen dans ce dossier criminel vieux de 17 ans. Alors qu'il avait toujours expliqué qu'il ne pouvait pas être en région parisienne ce jour-là puisqu'il avait justement passé un coup de téléphone depuis sa maison belge de Sart-Custinnne à son fils, Jean-Christophe, afin de lui souhaiter un joyeux anniversaire, Monique Olivier a indiqué que c'était en fait elle qui avait passé le fameux appel. Cet appel avait été attesté par des relevés téléphoniques. Ce dernier étant absent. "Il était ailleurs", a expliqué Richard Delgenes, avocat de Monique Olivier, qui n'a pas apporté de précisions sur le lieu où se trouvait le tueur en série. "On sait qu'à l'époque il partait plusieurs jours".

Estelle Mouzin a disparu le 9 janvier 2003. Son corps n'a jamais été retrouvé et les nombreuses pistes envisagées par les enquêteurs n'ont rien donné. Tout cela à la demande de Michel Fourniret qui était en réalité parti en vadrouille... En 2006, la police s'était intéressée une première fois à Michel Fourniret, une photo d'Estelle Mouzin avait été retrouvée sur son ordinateur et une camionnette blanche semblable à celle du tueur avait à l'époque été repérée en Seine-et-Marne.

Quant à la possibilité que l'ogre des Ardennes est un lien avec l'affaire Mouzin: " Elle m'a dit: 'C'est son style de petite fille' ", affirme aujourd'hui la sexagénaire.

Auditionné depuis le début de l'après-midi, Michel Fourniret est désormais soupçonné de l'enlèvement et du meurtre de la fillette enlevée en 2003 à Guermantes, une affaire dans laquelle il avait été entendu mais pour laquelle il avait, jusqu'à la semaine passée, un mobile, qui ne tient plus. Six ans plus tard, l'expertise de milliers de poils et cheveux prélevés dans sa voiture n'avait pas non plus permis de trouver de traces de la fillette.

"Il n'est pas passé aux aveux mais est resté évasif, comme souvent", a complété l'avocat. "Il peut avoir des moments d'absence mais il est parfaitement conscient, capable de débattre, de répondre", a toutefois souligné mercredi Me Didier Seban.

Dernières nouvelles