Plusieurs universités mobilisées ce mardi pour dénoncer la précarité — Etudiants

Des centaines de manifestants attendus ce mardi après-midi

Des centaines de manifestants attendus ce mardi après-midi

Ce mouvement intervient alors qu'Anas K., un étudiant lyonnais, s'est immolé par le feu le 8 novembre pour alerter sur sa situation financière et celle des étudiants français. Anas est désormais dans un état stationnaire dans un service de grands brûlés, avec un risque important d'infections, selon ses proches.

A Lyon, l'émotion restait vive mardi et 900 étudiants, selon la préfecture, se sont mobilisés. Et à Toulouse, seulement une quarantaine dans une manifestation non déclarée et rapidement dispersée par les forces de l'ordre. "Louise Bihan, une des amies d'Anas et militant comme lui au syndicat Solidaires, était présente".

Des revendications contre la précaritéSalaire étudiant, logements décents, bourses plus conséquentes, gratuité des transports. sont les revendications de ces étudiants qui appellent à la mobilisation. Sur le campus de Grenoble, environ 200 étudiants ont défilé derrière une banderole proclamant " ils cassent la fac, on contre-attaque", en marquant des pauses devant la présidence et devant les restos U.

" L'échelon maximum de bourse est à seulement 450 euros, ce qui est vraiment trop peu élevé, le seuil de pauvreté est à 800 euros".

"Une autre étudiante en sociologie à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), venue pour l'AG à Tolbiac, traditionnelle place forte des mobilisations étudiantes, est, elle, caissière depuis 6 ans".

Et dans une rare prise de parole via une tribune au Monde, 47 professeurs de Lyon 2 demandent au gouvernement la création d'un groupe de travail "qui proposera des mesures urgentes et ambitieuses pour que cesse la précarité étudiante".

"La question de la précarité, elle est criante".

Le prochain rendez-vous est donné: l'Unef, un des principaux syndicats étudiants, appelle à la mobilisation le 5 décembre pour " maintenir la pression sur le gouvernement " et demander une réévaluation des bourses Crous.

"Il y a un réel mal-être. Les APL qui ont été diminuées de cinq euros, mais cinq euros c'est énorme pour nous!", expliquait de son côté Kevin Fermine, étudiant en droit à Toulouse, en chaise roulante. Des cours avaient alors été perturbés et une grille du ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche avait été arrachée.

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