La Commission von der Leyen se veut écolo

L’Italien David Sassoli président du Parlement européen a officiellement clos jeudi la procédure d’évaluattion des candidats commissaires:
Le PE confirme son rôle, a-t-il insist

UE: les Etats membres valident une liste à 27 pour la prochaine Commission

Les Etats membres ont validé lundi la liste de 27 candidats pour former la prochaine Commission, sans représentant britannique, qui sera soumise mercredi au vote d'investiture du Parlement européen, a annoncé le Conseil de l'Union européenne.

Lors de son discours d'intronisation, Ursula von der Leyen s'est montrée claire sur ses intensions. Avec son équipe désormais au complet, Mme von der Leyen devrait obtenir la confiance des députés européens. "Et comment il pourrait en être autrement lorsque l'on voit Venise sous les eaux et les forêts du Portugal qui sont en flammes?" "Il s'agira là encore d'une grande première", a-t-elle pointé.

Certes, par rapport à son vote d'investiture de juillet, la présidente de la Commission a sérieusement accru sa marge par rapport à la majorité absolue de 374 voix, un seuil nécessaire pour adopter les textes législatifs en seconde lecture: elle passe de 9 à 87 voix, ce qui lui offre a priori un seuil de sécurité appréciable.

Une partie des eurodéputés l'ont gratifiée d'une ovation debout.

Les 154 élus sociaux-démocrates devraient aussi voter "à une très grande majorité" en faveur de l'investiture, tout comme les 108 libéraux de Renew, dont le chef de file, le Roumain Dacian Ciolos, a demandé à la nouvelle Commission "vision, passion et ambition".

L'Allemand Manfred Weber, chef des 182 élus du principal groupe politique (PPE, droite), avait promis son soutien à sa compatriote issue elle aussi du PPE, reconnaissant à Ursula von der Leyen, dont il visait lui-même la fonction, d'être "parvenue à sortir par le haut" d'une situation "difficile".

Ursula von der Leyen a été désignée par les chefs d'État et de gouvernement européens pour succéder à Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne pour les cinq années à venir.

Mais quelques voix discordantes se sont fait entendre, comme quatre eurodéputés socialistes français qui se sont abstenus. "On ne signe pas de chèque en blanc", mais "on ne va pas partir en guerre non plus", a expliqué mardi l'eurodéputé français Raphaël Glucksmann.

Au rayon des sujets qui fâchent figurent la désignation comme commissaire à l'Elargissement d'un Hongrois, vu par ses détracteurs comme un soutien aux positions anti-UE du gouvernement de Viktor Orban, et du Français Thierry Breton, PDG sortant de la société numérique Atos, comme commissaire du marché unique et du numérique.

L'extrême gauche (GUE), tout comme l'extrême droite, ont voté contre.

Juste avant le vote, le Parlement a observé une minute de silence à la mémoire des 13 militaires français tués dans une collision d'hélicoptères au Mali.

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