Black Friday: sit in devant le siège d’Amazon en banlieue de Paris

Amazon emplois Mounir Mahjoubi

Black Friday: sit in devant le siège d’Amazon en banlieue de Paris

Le mouvement a dénoncé "des violences indignes".

Plusieurs organisations ont appelé à des actions ces prochains jours, et notamment vendredi, pour protester contre la surconsommation induite par cette journée, ainsi que la pollution représentée par les millions de livraisons qu'elle engendrera, pour des produits dont beaucoup seront in fine retournés, selon ces militants.

Grève en Allemagne, chaîne humaine aux Pays-Bas, blocage d'entrepôts en France ou en Autriche, et Amazon en ligne de mire: les initiatives anti-Black Friday se sont multipliées vendredi pour dénoncer la surconsommation et ses conséquences climatiques, parallèlement à une nouvelle série de manifestations mondiales contre le réchauffement.

À l'occasion du "Black Friday" ou Vendredi noir, qui se déroule depuis ce vendredi 29 novembre, des opposants à l'hyper consommation, s'en sont pris au géant américain de la vente en ligne Amazon.

"Aujourd'hui, Amazon a les émissions de gaz à effet de serre d'un Etat", a dénoncé sur place Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France. "On a besoin plus que jamais d'actions de désobéissance civile car Amazon est un symbole d'impunité", notamment fiscale, a estimé l'eurodéputée LFI Manon Aubry, lors d'une manifestation similaire à Paris.

Une quinzaine de militants de l'association Attac 58 a érigé un mur de cartons, ce vendredi après-midi, devant les casiers de distribution de colis du géant américain Amazon, en gare de Nevers.

"Amazon détruit les emplois et le climat", "Block Friday", pouvait-t-on lire sur des banderoles dressées par une quarantaine de militants devant le site Amazon de Flers-en-Escrebieux, dans le nord de la France, dont l'entrée était protégée par une vingtaine de policiers, a constaté un vidéaste de l'AFP. C'est le cas à La Défense, en banlieue de Paris, où quelques dizaines de militants de Youth for Climate et XR ont bloqué l'une des entrées du centre commercial des Quatre Temps, sans toutefois réellement perturber son activité.

A Roanne (Loire), une trentaine de militants d'Attac et d'ANV COP21 ont aussi mené une action d'occultation de l'affichage commercial lié au "Black Friday". "Les services de police sont venus à notre rencontre et ont procédé à des relevés d'identité durant l'opération qui a été menée par trois groupes d'une dizaine de personnes chacun, entre 6 heures et 9 heures", indique un de leurs représentants.

Jeudi plusieurs dizaines de militants de mouvements écologistes avaient brièvement bloqué un centre de distribution d'Amazon de la région parisienne pour dénoncer aussi les atteintes à l'environnement liées à la surconsommation.

A Saint-Priest (Rhône), une centaine de militants ont bloqué brièvement deux entrées d'un entrepôt d'Amazon avant d'être évacués par les forces de l'ordre.

En Allemagne, des centaines d'employés d'Amazon, selon le syndicat, ont profité de ce Black Friday pour attirer l'attention sur leurs conditions de travail et réclamer "un salaire décent et des emplois de qualité et sains", accusant Amazon de "priver le personnel de ses droits fondamentaux" et de l'employer "sous pression extrême".

Amazon a rejeté toutes les critiques, alors que son patron Jeff Bezos, a assuré en septembre que la multinationale parviendrait à la neutralité carbone en 2040.

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