Une femme meurt après cinq appels au Samu — Territoire de Belfort

Une sexagénaire est décédée le 14 septembre dernier dans une petite commune du Territoire de Belfort après cinq appels passés au Samu

Une sexagénaire est décédée le 14 septembre dernier dans une petite commune du Territoire de Belfort après cinq appels passés au Samu.- AFP

Dans une petite commune de Belfort, une sexagénaire est décédée d'un infarctus. Sa fille a décidé de porter plainte. Agée de 22 ans et mère d'une fille, la jeune femme est morte quelques heures après avoir appelé le Samu, à Strasbourg.

Dans l'attente interminable du Samu, la fille et le mari d'Édith Greffier ont rappelé le 15, quatre fois. Anne-Sophie a expliqué à l'opératrice que sa mère n'allait pas bien, qu'elle avait mal au bras gauche depuis une dizaine de minutes et qu'elle avait également des difficultés à respirer. Elle précise même que sa mère souffre d'hypertension. Elle ajoute que la douleur au bras gauche ne cesse pas. Deux mois après la mort de sa mère, Mme Greffier-Forni ne décolère pas: " Je souhaite des aveux publics des carences de prise en charge dans la situation que l'on a vécu, et de l'erreur d'appréciation de diagnostic de la personne en ligne", dit-elle. La standardiste lui a alors rétorqué qu'il y avait "beaucoup de gastros en ce moment" et lui a assuré qu'une ambulance devait arriver d'ici une heure. Cette dernière décide donc d'appeler le Samu.

À 15h39, toujours aucune nouvelle des secours.

Anne-Sophie Greffier exige des réponses. On lui répond alors que le véhicule sera bientôt sur place.

À 15h52, elle appelle pour la troisième reprise. Édith ne respire plus. Ce dernier annonce qu'il envoie une équipe médicale, en plus de l'ambulance qui est déjà en route. "Alors euh. Et le SMUR va arriver".

Selon les informations de la chaîne de télévision, une discussion entre la médecin régulatrice et un médecin réanimateur pour un potentiel transfert par hélicoptère est enregistrée. Depuis tout à l'heure, on nous mène en bateau. "Si elle décède, ce sera de votre faute ", déclare-t-il au téléphone, rapporte France 3.

Malheureusement, Edith succombe à un infarctus.

Le centre hospitalier régional universitaire de Besançon, responsable du 15, a répondu avoir suivi la procédure et qu'une enquête interne était en cours. Elle sera requalifiée en "homicide involontaire".

" J'attends qu'ils reconnaissent leurs torts". J'ai été claire sur les symptômes de ma mère, ils sont partis sur une autre chose... Je suis restée tout le temps vers ma maman. Il a fallu attendre 40 minutes avant qu'une ambulance arrive. Je ne comprends pas " explique la fille d'Édith. "Les pompiers de Giromagny et Offemont sont à trois minutes du domicile de ma mère".

À ce jour, la plainte n'est pas encore arrivée jusqu'au Parquet.

Ces échanges téléphoniques ont été transmis par le CHRU de Besançon à la famille, qui les a diffusés par différents médias.

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