Attentats du 13 novembre 2015: procès requis pour 20 personnes

Salah Abdeslam a été arrêté en Belgique en mars 2016

Salah Abdeslam a été arrêté en Belgique en mars 2016. MAXPPP

Comme le rapportent plusieurs médias, le Parquet national antiterroriste a affirmé ce vendredi avoir requis un procès aux assises contre vingt personnes dans l'enquête sur les attentats sanglants du 13 novembre 2015. Quatre membres présumés de la cellule djihadiste franco-belge à l'origine des attaques qui ont fait 130 morts sont également visés par ces réquisitions ainsi que les frères Fabien et Jean-Michel Clain, voix francophone du groupe État islamique. La décision finale sur les contours de ce procès hors norme, prévu en 2021 à Paris, revient désormais aux juges d'instruction.

Après quatre ans d'investigations internationales, ces réquisitions de 562 pages ont été signées le 21 novembre et envoyées jeudi à plus de 1740 parties civiles, précise le Pnat dans un communiqué.

Premier à être cité par le Pnat: le Belge Oussama Atar, soupçonné d'avoir planifié les attentats depuis la Syrie, pourrait être jugé en son absence pour "direction d'une organisation terroriste " et "complicité de meurtres en bande organisée ". Il est considéré comme mort par des services de renseignements. Dans ce dossier, quatorze suspects au total sont aux mains de la justice française ou de son homologue belge, dont onze placés en détention provisoire et trois sous contrôle judiciaire, a rappelé le Pnat.

Ce sont maintenant les cinq juges antiterroristes, ayant conduit l'enquête, qui vont décider du renvoi des différents accusés pour un procès qui devrait se tenir en 2021.

Le 13 novembre 2015, trois commandos de neuf hommes avaient attaqué en plusieurs points la capitale française et à Saint-Denis, au nord de Paris, aux abords du Stade de France, à des terrasses de restaurants et dans la salle de concerts du Bataclan, faisant 130 morts et plus de 350 blessés. Arrêté à Molenbeek en mars 2016, il a été condamné en avril 2018 à 20 ans de prison en Belgique pour une fusillade à Bruxelles trois jours avant son interpellation. Les investigations ont mis au jour une cellule djihadiste bien plus importante derrière ces attentats, revendiqués par l'organisation État islamique, avec des ramifications à travers l'Europe. "Même s'ils n'étaient pas présents à Paris le soir du 13 novembre, il ne s'agit pas de seconds couteaux", indique M Chemla.

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