La Bolivie nomme un ambassadeur aux Etats-Unis

La Bolivie convoque de nouvelles élections l'opposition continue de manifester

La Bolivie nomme un ambassadeur aux États-Unis, une première en 11 ans

La Bolivie va rétablir ses relations diplomatiques avec Israël, rompues en 2009 par l'ex-président Evo Morales pour protester contre les attaques israéliennes dans la bande de Gaza, a annoncé jeudi la ministre des Affaires étrangères, Karen Longaric.

Evo Morales, qui a démissionné le 10 novembre et s'est réfugié ensuite au Mexique, avait rompu les relations de son pays avec Israël à la suite de l'offensive en décembre 2008 de l'armée israélienne dans la bande de Gaza. La nomination de Walter Oscar Serrate, qui a représenté la Bolivie au Nations-Unies, doit toutefois encore être approuvée par le Sénat, où les représentants du Mouvement vers le socialisme (MAS), le parti de l'ex-président, restent majoritaires.

Le chef de l'Etat accusait le diplomate de soutenir les manifestations antigouvernementales qui avaient éclaté dans cinq des neuf départements du pays, et de promouvoir " la division " de la Bolivie en tenant des réunions avec des gouverneurs d'opposition qui, selon La Paz, soutenaient des plans séparatistes dans l'est. En réaction, le gouvernement des USA a expulsé immédiatement l'ambassadeur bolivien.

La Bolivie a nommé un ambassadeur aux Etats-Unis, une première depuis 11 ans (image d'illustration).

Sa première décision en la matière a été de reconnaître, à l'instar des Etats-Unis, l'opposant vénézuélien Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela.

Dans son ambition de réorganiser la carte diplomatique du pays, elle s'est séparée de tous les ambassadeurs nommés par l'ancien régime sauf ceux du Pérou et du Vatican. De plus, les diplomates vénézuéliens ont également été renvoyés du pays, selon l'AFP.

Exilé au Mexique depuis plusieurs semaines à présent, l'ancien président de Bolivie Evo Morales utilise les réseaux sociaux pour continuer de se faire entendre.

"MM. Quintana et Morales sont visés par des enquêtes pour " sédition " et " terrorisme ". "L'ex-président bolivien dénonce pour sa part un " coup d'Etat " et estime que ce " massacre fait partie d'un génocide en cours ".

La sénatrice de droite Jeanine Añez, qui a fait annuler le scrutin présidentiel de fin octobre, a promulgué dimanche une loi convoquant de nouvelles élections présidentielle et législatives censées pacifier le pays andin. Evo Morales, ne pourra pas se représenter.

Dernières nouvelles