Militaires français tués au Mali : l'armée s'indigne des caricatures de Charlie Hebdo

Les 13 soldats français victimes d’un crash entre deux hélicoptères au Mali

Les 13 soldats français victimes d’un crash entre deux hélicoptères au Mali.- AFP

Rappelant qu'un hommage national aux treize militaires tués au Mali sera rendu lundi à Paris par Emmanuel Macron en présence du président malien Boubacar Keïta, Thierry Burkhard invite Riss à se "joindre à nous ce jour-là, pour leur témoigner vous aussi, qui avez souffert dans votre chair de l'idéologie et de la terreur, la reconnaissance qu'ils méritent ".

L'hebdomadaire satirique, à la longue tradition antimilitariste, a publié en ligne cinq dessins associant ces décès à une campagne de recrutement récemment lancée par l'armée française. Ces dessins ne figuraient pas dans la version papier du journal, paru mercredi. Thierry Burkhard, chef d'état-major de l'armée de terre a publié sur Twitter un post pour exprimer sa " profonde indignation " et de son " incompréhension " suite aux caricatures publiées sur le site du journal au sujet de la mort des treize soldats français au Mali.

Un style typique de Charlie Hebdo, qui se voit aussi dans ce dessin mettant en scène des funérailles nationales, avec un cercueil recouvert du drapeau bleu-blanc-rouge, dans la Cour des Invalides, devant lequel se tient Emmanuel Macron. Il s'interroge également: "Qu'avons-nous donc fait, soldats de l'armée de Terre, pour mériter un tel mépris?" "Si l'indignation m'a d'abord gagné, c'est surtout une peine immense qui m'envahit en pensant au nouveau chagrin que vous infligez à ces familles déjà dans la souffrance", explique le général Thierry Burkhard. L'hebdomadaire n'a pas réagi.

Sollicitée, la rédaction de Charlie Hebdo, qui a payé un lourd tribut en janvier 2015 au terrorisme islamiste, n'a pas souhaité faire de commentaire.

Les soldats français sont morts dans la collision de deux hélicoptères lors d'une opération de combat contre des jihadistes, dans un contexte sécuritaire alarmant au Sahel. Il s'agit du bilan humain le plus lourd depuis 1983 pour la France, quand un attentat contre un quartier général français à Beyrouth avait tué 58 militaires.

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