Militaires tués au Mali : cérémonie d’hommage ce lundi aux Invalides

Retour en France des corps des 13 soldats tués au Mali à la veille d'un hommage national

Militaires morts au Mali: un hommage national rendu ce lundi aux Invalides

Les Parisiens pourront auparavant se recueillir au passage des cercueils sur le pont Alexandre III à 11h30.

Ce lundi, la nation leur rend hommage lors d'une cérémonie aux Invalides.

A l'issue de l'éloge funèbre qu'il prononcera, le Président de la République décernera la Légion d'honneur, à titre posthume, aux treize militaires morts pour la France, "treize héros " qui "n'avaient qu'un seul but, nous protéger", avait-il réagi, lundi dernier. Pas moins de 2500 personnes seront présentes sur la célèbre esplanade pour saluer la mémoire des militaires, dont les treize cercueils, recouverts du drapeau bleu-blanc-rouge, seront disposés dans la cour.

Emmanuel Macron s'exprimera non pas sur les modalités d'action de la force Barkhane au Sahel, qu'il a déclaré jeudi vouloir réexaminer, mais "sur la condition des soldats, les raisons de leur combat et la notion d'héroïsme", a précisé l'Élysée. Puis il rencontrera leurs familles, dans l'intimité, à la fin de la cérémonie.

Plusieurs personnalités politiques se rendront aux Invalides, et notamment les anciens présidents François Hollande et Nicolas Sarkozy - Valéry Giscard d'Estaing devrait, lui, être absent. Il suffira de se présenter devant les portes des Invalides, ouvertes dès 13h30, pour y accéder.

Les deux hélicoptères transportant les 13 militaires sont entrés en collision alors qu'ils appuyaient des commandos parachutistes qui avaient repéré des pick-up suspects dans la zone frontalière avec le Niger et le Burkina Faso, une région servant de repaire à des groupes jihadistes affiliés à l'Etat islamique (EI) ou Al-Qaïda. Les maires des communes de naissance des soldats sont eux aussi invités.

Avant le départ vers la France du gros porteur transportant les 13 cercueils, leurs compagnons d'armes au Mali leur avaient rendu un dernier hommage sur la base de Gao. Devant l'hôtel de ville dont les drapeaux avaient été mis en berne, le maire de la commune, Roger Didier, a rappelé le "sacrifice de ces hommes morts pour la France" avant que la foule ne devienne silencieuse durant une minute.

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