L'ancienne ministre Sylvie Goulard mise en examen pour détournement de fonds publics

L'ex-eurodéputée Mo Dem Sylvie Goulard le 12 septembre 2019 à Genval

L'ex-eurodéputée Mo Dem Sylvie Goulard le 12 septembre 2019 à Genval

Sylvie Goulard, éphémère ministre et ex-candidate de la France à la Commission européenne, a été mise en examen vendredi dernier pour détournement de fonds publics dans l'affaire des emplois présumés fictifs du MoDem au Parlement européen, a-t-on appris ce lundi de source judiciaire.

L'ancien garde des Sceaux Michel Mercier, trésorier du MoDem jusqu'en 2009, a été mis en examen le 22 novembre dernier pour " complicité de détournement de fonds publics ". Les auditions se poursuivent jusqu'au 6 décembre avec l'interrogatoire ce jour-là de François Bayrou au tribunal de Paris.

Le président du MoDem François Bayrou est pour sa part convoqué ce vendredi. Sylvie Goulard, qui a échoué à être nommée dans la nouvelle Commission européenne en raison de cette enquête, était la première à être auditionnée. Cette somme correspond à huit mois de salaire d'un de ses assistants, Stéphane Thérou, pour lequel elle n'avait pas pu fournir "de preuve de travail".

Alors pressentie au poste de commissaire au Marché intérieur, Sylvie Goulard a dû céder sa place à Thierry Breton. Le 30 août, le Parlement européen avait clos cette affaire pour son cas. L'ouverture d'une enquête préliminaire du parquet de Paris, en juin 2017, avait entraîné la démission de M. Bayrou du poste de ministre de la Justice, de même que celles de Marielle de Sarnez du poste de ministre des Affaires européennes et de Sylvie Goulard du poste de ministre des Armées. "Tout le monde est mis en examen ou à peu près dans la vie politique française", a-t-il déclaré sur RMC et BFMTV.

Le MoDem n'est pas la seule formation politique dans le viseur de la justice pour des emplois présumés fictifs au parlement européen.

"Ca n'est pas parce qu'on vous accuse de quelque chose que c'est vrai", s'est-il défendu, expliquant que les collaborateurs travaillaient "à temps partiel" pour le MoDem et "étaient payés pour une fraction de temps par le Parlement européen et l'autre fraction du temps par (le) mouvement". Une vingtaine de personnes ont déjà été mises en examen dans le cadre de ces investigations, notamment Marine Le Pen.

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