Algérie: report du procès des anciens premier ministres Sellal et Ouyahia

Algérie: le procès de deux anciens premiers ministres d’Abdelaziz Bouteflika s’ouvre ce mer ...

Algérie: le premier procès pour corruption d'ex-dirigeants et patrons ajourné

Le procès, qui devait s'ouvrir "précipitamment" ce lundi, a été reporté à mercredi en raison de l'incompétence des magistrats qui n'ont pas été capables d'organiser les audiences dans le très exigu tribunal de Sidi M'hamed, bien qu'ils soient au courant de l'engouement que celles-ci allaient provoquer et que, ce faisant, la salle n'aurait jamais pu contenir le nombre impressionnant d'avocats, de journalistes, de témoins et de curieux qui allaient assister au jugement de ceux qu'ils qualifient de "bourreaux du peuple".

En effet, les avocats de la défense menacent de boycotter l'audience ce qui pourrait amener le juge à prononcer le report du procès à une date ultérieure.

"Ainsi, Me Hakim Saheb, avocat d'un cadre du groupe ETRHB, a indiqué à l'AFP n'avoir " pu accéder à la salle à cause du monde ". "C'est une parodie de justice", a-t-il dénoncé, " un procès doit se tenir dans le calme et la sérénité ". C'est le premier procès pour "corruption", impliquant d'anciennes hautes personnalités sous Bouteflika, qui s'ouvre depuis le début du Hirak.

D'autres affaires, qui doivent être jugées ultérieurement, concernent notamment des passations de marchés publics et le financement des campagnes électorales de M. Bouteflika. Ils en ont été extraits loin des regards et des caméras.

Parmi eux, figuraient notamment deux proches et anciens Premiers ministres de M. Bouteflika: Ahmed Ouyahia, quatre fois chef du gouvernement entre 1995 et 2019, dont trois fois durant la présidence d'Abdelaziz Bouteflika, et Abdelmalek Sellal qui dirigea le gouvernement de 2014 à 2017, selon Me Bourayou.

Deux anciens ministres de l'Industrie de M. Bouteflika, Mahdjoub Bedda (2017) et son successeur Youcef Yousfi (2007-2019) comparaissaient également, selon l'avocat.

Pour rappel, plusieurs hauts responsables algériens ont été démis de leurs fonctions ou déférés devant la justice algérienne qui avait, ces derniers mois, ouvert une série d'enquêtes sur des faits présumés de corruption visant des hommes politiques et d'affaires accusés d'avoir profité de leurs liens privilégiés avec l'entourage de l'ancien Président Abdelaziz Bouteflika.

Entre autres, l'ancien vice-président du FCE Mohamed Bairi, PDG du groupe Ival possédant l'usine de montage algérienne de véhicules industriels Iveco, et Ahmed Mazouz, président du groupe éponyme qui assemble et distribue en Algérie des véhicules de marques chinoises.

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