Dix arrestations après les affrontements sanglants du week-end — Mexique

Villa Union, dimanche 1er décembre 2019. La façade de l’hôtel de ville a été criblée de balles lors des affrontements entre narcotrafiquants et forces de l’ordre

Mexique : 20 morts durant des affrontements armés entre narcotrafiquants et forces de l'ordre

Dix personnes suspectées d'avoir participé aux violents affrontements de ce week-end au nord du Mexique, entre membres d'un cartel de la drogue et les forces de l'ordre qui ont fait 23 morts, ont été arrêtés, ont annoncé les autorités.

Une soixantaine d'hommes armés, à bord de plusieurs véhicules portant les emblèmes du cartel du Noreste (nord-est) avaient fait irruption à la fin de la semaine dans la localité de Villa Union, non loin de la frontière avec les Etats-Unis.

"Environ une heure plus tard, les criminels étaient déjà encerclés". L'attaque a fait vingt-deux tués, dont seize délinquants présumés.

Selon les déclarations de plusieurs suspects interpellés, le cartel incriminé avait l'intention de "pénétrer dans Villa Union et frapper un grand coup" en guise de "message d'avertissement" à l'endroit du gouverneur, avant de regagner leur bastion de Nuevo Laredo, dans l'Etat de Tamaulipas, a indiqué Angel Riquelme.

Traversant la ville en pickups, lourdement armés, des hommes ont criblé de balles les bureaux du maire de Villa Union et ont combattu la police pendant une heure. Cela ne fait pas partie du quotidien de Coahuila.

La plupart de ces hommes, qui sont supposément des membres d'un cartel du nord-est du pays, de l'Etat de Tamaulipas, ont été tués par la police locale après une course poursuite qui s'est engagée lorsque les hommes armés ont quitté la ville, selon le gouvernement de Coahuila.

Ces événements s'ajoutent à une série de défaillances de sécurité qui ont soulevé des questions sur la capacité du président Andres Manuel Lopez Obrador à endiguer la violence, comme il l'avait promis pendant sa campagne électorale.

Dimanche, lors d'une cérémonie marquant sa première année au pouvoir, AMLO a fait valoir que son gouvernement avait entrepris "un changement de paradigme en matière de sécurité". "C'est une escalade décuplée de la violence, ils s'en prennent aux forces gouvernementales", estime ce spécialiste.

"Les cartels sont en train de gagner la guerre contre le gouvernement", considère-t-il.

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