Education : La France toujours aussi médiocre !

Test Pisa 2018: les résultats en lecture sont à nouveau en baisse

Peut mieux faire : les quatre lacunes de l'élève "France" dans le classement PISA | LCI

Ils sont suivis de l'Estonie, du Canada et de la Finlande. Sur une échelle de 0 à 1000 leur score s'élève en moyenne à 493 en compréhension écrite (contre 487 pour l'OCDE), à 495 en mathématiques (contre 489 pour l'OCDE), et à 493 en sciences (contre 489 pour l'OCDE).

Tous les trois ans, Pisa évalue la capacité des élèves à utiliser des connaissances académiques (en compréhension de l'écrit, en mathématiques et en sciences) dans la vie courante.

Les exercices ont été soumis en mai 2018 à 600 000 jeunes de 79 pays et territoires, échantillon représentant 32 millions d'élèves.

Comme en 2016, la France est classée 23e, juste au-dessus de la moyenne des 36 pays de l'OCDE. Mais le pays peine à lutter contre les inégalités, un phénomène qui touche également la Hongrie, la Slovaquie, la Belgique ou, dans une proportion encore plus nette encore, Luxembourg et Israël.

Le poids des déterminismes socio-économiques est encore très fort mais ne s'accroit plus: 107 points d'écart (moyenne de l'OCDE 88) contre 110 points en 2009.

Les élèves ont également plancher sur des exercices dont l'objectif était de "formuler, employer et interpréter les mathématiques dans différents contextes". "Pour " rebondir " et " en finir avec le déterminisme ", le ministre de l'Education cite l'Irlande et la Pologne qui " ont effectué de véritables percées " en " modifiant en profondeur leurs méthodes pédagogiques ".

"Contrairement à ce qu'on entend souvent, le score de la France n'est pas catastrophique", souligne Eric Charbonnier. En revanche, la France se distingue une nouvelle fois par de très fortes inégalités scolaires.

Selon la dernière enquête Pisa, publiée le 3 décembre 2019, le niveau des élèves français de 15 ans dépend toujours fortement de leur origine sociale.

"Les élèves défavorisés sont surreprésentés parmi les élèves en difficulté", résume Pauline Givord, analyste à l'OCDE. S'y ajoute une autocensure: près de 20 % des élèves issus des milieux défavorisés qui obtiennent de bons résultats ne conçoivent pas de poursuivre des études supérieures. "Agir contre les inégalités doit être une priorité et continuer à être une priorité pour le gouvernement". "Contrairement à l'Allemagne, la France a mis du temps à réagir", estime-t-il.

Depuis 2012, la France a décidé de mettre l'accent sur l'école primaire ou sur les écoles des quartiers défavorisés en réduisant le nombre d'enfants dans les classes de CP, CE1 et bientôt en grande section de maternelle.

"Il faut espérer que les mesures prises vont porter leurs fruits et seront peut-être visibles dans l'étude Pisa en 2027", relève Eric Charbonnier. En attendant, l'OCDE recommande une réflexion plus globale sur le métier d'enseignant ou encore sur les filières professionnelles.

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