Malgré la fronde de ses ultras, Bordeaux cartonne Nîmes

Bordeaux-Nîmes: le match interrompu par des supporters en colère

Des ultras des Girondins de Bordeaux stoppent la rencontre face à Nîmes

Le président délégué des Girondins a indiqué qu'il n'avait pas l'intention de démissionner malgré le conflit qui l'oppose aux Ultras et l'interruption de Bordeaux-Nîmes (6-0), mardi soir.

C'est Benoît Costil, le gardien de Bordeaux, qui est allé parler aux supporters de son club pour tenter de les calmer afin que le jeu reprenne. "Notre liberté n'est pas négociable", ont tweeté les Ultramarines, le principal groupe de supporteurs des Girondins. "Pour la première fois depuis des décennies, notre parole est bâillonnée, notre liberté d'expression est bafouée".

Même si les supporters sont restés derrière la ligne de but, l'arbitre Clément Turpin n'a pris aucun risque. ll a aussitôt interrompu le match et demandé aux joueurs et aux staffs de regagner les vestiaires.

Devant l'insistance des fans de ne pas bouger de leurs positions, les stadiers se sont mis en position pour refouler sans heurts les mécontents.

Le match n'a repris que vingt minutes plus tard, avec un avertissement: à la prochaine intrusion sur le terrain, la rencontre serait définitivement arrêtée.

Une centaine d'Ultramarines s'était déjà invitée vendredi au siège du club pour réclamer les démissions du président délégué et du responsable de la billetterie Antony Thiodet. Comme vous le savez, King Street est l'actionnaire majoritaire du club, engagé aux Girondins pour longtemps.

Ces tensions en coulisses devraient déboucher sur le rachat des parts de GACP, porté sur l'investissement, par King Street, davantage intéressé par la restructuration du club, le volet commercial et la rigueur financière, ce que redoutent les Ultramarines.

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