Le CSA tance "CNews" sur le cas Éric Zemmour

Eric Zemmour lors d'un débat à Perpignan en septembre dernier

Eric Zemmour lors d'un débat à Perpignan en septembre dernier. Alain ROBERT SIPA

Canal +, dans un communiqué publié le 3 décembre, s'est opposé à la décision du CSA, estimant que le débat proposé lors de l'émission "respectait les idées et les opinions des deux contradicteurs", concédant cependant que certains propos avaient pu "heurter, choquer ou inquiéter".

Les paroles d'Eric Zemmour font de nouveau des remous.

Les propos racistes d'Eric Zemmour, tenus, le 23 octobre 2019 dans l'émission Face à l'info, sur la colonisation, ont fait sortir de ses gonds le Conseil supérieur de l'audiovisuel (Csa) qui n'a pas hésité à mettre en demeure CNews (chaîne d'info de groupe Canal+), lui enjoignant de respecter ses obligations surtout pour le fait d'incitation à la haine ou à la violence. Dans les procédures du CSA, une telle décision peut précéder, en cas de manquements répétés, une sanction qui peut aller de la suspension temporaire d' un programme à un retrait de l'autorisation de la chaîne, en passant par des amendes ou privations d'écrans publicitaires. Le journaliste, écrivain et polémiste, est devenu, mi-octobre, la vedette de Face à l'info, nouvelle émission de CNews, lancée après la polémique déclenchée par son virulent discours sur l'islam et l'immigration, à la "convention de l'extrême droite".

Le gendarme de l'audiovisuel a affirmé que les propos de Zemmour du 23 octobre "ont pu être perçus" comme "une légitimation de violences commises par le passé à l'encontre de personnes de confession musulmane, tout en condamnant la chaîne pour avoir diffusé en direct ces propos, "sans réaction ni même modération" de la part de l'animatrice, Christine Kelly". Il estime par ailleurs que la séquence exprimait un "rejet insistant des personnes musulmanes dans leur ensemble, tendant à encourager des comportements discriminatoires en raison de la religion".

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