UniCredit réduit encore la voilure, 8.000 emplois en moins d'ici 2023

Ces nouvelles suppressions d'emplois seront menées dans le cadre du plan stratégique 2020-2023 de la banque

Ces nouvelles suppressions d'emplois seront menées dans le cadre du plan stratégique 2020-2023 de la banque

Ceci entraînera une baisse de 12% des effectifs et de 17% du nombre d'agences en Europe occidentale.

"Dans le précédent plan, nous avons agi de manière socialement responsable et nous continuerons à le faire", assure Jean-Pierre Mustier.

Depuis son arrivée à la tête de l'institution italienne, Mustier a déjà largement réorganisé la banque qui figurait à l'époque parmi les moins performantes des tests européens de résistance. Il serait notamment question de supprimer 8.000 postes environ.

Unicredit bénéficiera d'un taux d'imposition plus faible que prévu à 18%/20% contre 25% pour le consensus.

Ces mesures ont pour vocation une réduction des coûts en Europe occidentale de l'ordre d'un milliard d'euros par rapport à 2018; et ce pour toute la durée du plan.

"Team 23" s'articule autour de quatre piliers: l'augmentation et le renforcement de la base de clients avec des processus simplifiés et des produits innovants, la hausse de la productivité, la gestion disciplinée du risque et une gestion du capital avec une nette hausse des dividendes versés aux actionnaires.

Le groupe souhaite une répartition du capital égale à 40% du bénéfice net sous-jacent en 2020-2022 et à 50% en 2023, une combinaison de dividendes en espèces et de rachats d'actions.

Ses prévisions sont basées sur un taux Euribor à trois mois de - 50 points de base entre 2019 et 2022 et de -40 points de base en 2023. UniCredit a levé 13 milliards d'euros, nettoyé ses comptes de milliards d'euros de créances douteuses, supprimé 14.000 emplois, cédé des actifs. Elle souhaite des retours aux actionnaires de 8 milliards d'euros sur la période 2020-2023 dont 2 milliards d'euros de rachats d'actions. Concernant ses revenus, UniCredit prévoit une hausse moyenne annuelle de 0,8% entre 2018 et 2023, pour atteindre 19,3 milliards d'euros.

La banque italienne vise bénéfice net hors éléments exceptionnels de 4,3 milliards d'euros en 2020 et de 5 milliards d'euros en 2023 contre un consensus de 4,7 milliards d'euros à un horizon de 4 ans.

A la Bourse de Milan, les investisseurs accueillaient ces annonces sans grand enthousiasme: en milieu de journée, le titre gagnait 0,53% à 12,434 euros, dans un marché en hausse de 0,46%. Il a par ailleurs indiqué que dans le domaine de l'assurance, elle entendait continuer à travailler avec des partenaires, plutôt que de développer cette activité en interne.

Pour l'avenir, "nous continuerons à nous appuyer sur nos avantages compétitifs: notre réseau en Europe (.), la position de référence de la banque pour les petites et moyennes entreprises (PME) et notre base ample et croissante de clients", a-t-il noté. Parallèlement, la banque entend accroître son efficacité: elle deviendra "sans papier" en Italie mi-2020, en Allemagne et en Autriche en 2021, et dans le reste de l'Europe en 2023.

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