Vote historique au Congrès sur un renvoi de Trump en procès

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Le sort de Donald Trump est désormais entre les mains du Sénat.

Bien que la procédure de destitution par la Chambre soit un coup désagréable pour le président Trump, il peut se consoler par l'augmentation de 6% de son taux d'approbation dans les sondages, depuis que les démocrates ont lancé leur enquête de destitution contre lui, pour abus de pouvoir présumé dans ses relations avec l'Ukraine et obstruction à l'enquête du Congrès en faisant pression sur des témoins. Les républicains, majoritaires à la chambre haute du Congrès, ne font pas mystère de leur intention de l'acquitter.

Le président américain Donald Trump, mis en accusation mercredi par la Chambre des représentants, a été invité vendredi à prononcer, le 4 février, le traditionnel discours sur l'état de l'Union devant le Congrès.

C'est ainsi qu'avaient débuté - et terminé - les procès des présidents démocrates Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton, jugé en 1999 pour avoir menti sur sa liaison avec la stagiaire de la Maison-Blanche Monica Lewinsky. Avant de le transmettre, la présidente de la chambre des représentants, Nancy Pelosi, a réclamé des garanties sur la tenue de ce procès, mais elle pourrait tout simplement renoncer. Les démocrates auraient ainsi besoin de 20 sénateurs républicains pour évincer le chef de l'État.

Mercredi 18 décembre, Donald Trump est devenu le troisième président américain mis en accusation.

Pour les républicains, la procédure de destitution est "une blague absolue", une "supercherie", qui ne s'appuie sur "aucun fait" et est motivée par l'aversion des démocrates pour un président qui brise les codes. C'est cet échange téléphonique entre les deux dirigeants qui met le feu aux poudres. Donald Trump demande à ce président novice en politique, en proie à un conflit armé avec la Russie, d'annoncer une enquête anticorruption contre le démocrate Joe Biden et son fils Hunter, ex-membre du Conseil d'administration d'une entreprise gazière ukrainienne. "Le Président a confiance dans le Sénat pour rétablir l'ordre", a commenté dans la foulée la Maison-Blanche. L'ambassadeur américain pour l'Union européenne, Gordon Sondland, livre le témoignage le plus embarrassant. Mais le président Trump ne lui a "jamais dit directement que l'aide" militaire faisait partie du marché, admettant avoir fait sa "propre déduction" en liant les deux affaires.

Le président a commis un "abus de pouvoir" en demandant à un pays étranger d'enquêter sur un rival politique et mis en danger l'intégrité de l'élection de novembre 2020.

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