Alassane Ouattara annonce la fin prochaine du francs cfa — Visite d'Emmanuel Macron

Le changement ne devrait concerner à ce jour que les huit pays de l'Union économique et monétaire d'Afrique de l'Ouest (UEMOA): le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Sur Twitter l'économiste estime que le Cfa n'est pas mort et que la France n'a fait que se débarrasser de ses atours les plus polémiques. Alors qu'il accompagnait le chef d'État à Abidjan, le ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire, a accordé un entretien exclusif à France 24.

Aux côtés d'Emmanuel Macron, le président ivoirien Ouattara a annoncé ce 21 décembre la fin prochaine du franc CFA qui sera remplacé par l'éco. Cette disposition pourrait évoluer avec le temps et en fonction de la volonté des autres pays de la CEDEAO lorsqu'ils voudront rejoindre l'éco.

Ensuite, la France va perdre les sièges qu'occupaient ses représentants à la Banque centrale des États d'Afrique de l'Ouest (BCEAO).

M.Ouattara a précisé qu'outre le changement de nom, la réforme prévoyait "l'arrêt de la centralisation de 50% des réserves au Trésor français" ainsi que le retrait de la France "des instances de gouvernance dans lesquelles elle était présente".

La parité fixe avec l'euro est néanmoins un point très contesté par des économistes africains qui soulignent que la monnaie, au cours élevé, nuit aux exportations.

L'accord, en négociation depuis plusieurs mois, est une réforme profonde mais pas une révolution.

"Mais la France ajuste donc son positionnement pour devenir le garant financier de l'Union conformément aux choix faits par les États ". Cette garantie prendra la forme d'une " ligne de crédit ".

" C'est en entendant votre jeunesse que j'ai voulu engager cette réforme". Et pour cause. Samedi, Zainab Shamsuna Ahmed, la ministre des Finances du Nigeria - poids lourd économique régional - a souligné qu'il reste " encore du travail à faire pour répondre aux critères de convergence.

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