Viol d'une adolescente dans l'Essonne : ce que l'on sait

Un policier devant la page d'accueil du site Pharos, le 23 janvier 2018 à Lille

Viol d'une adolescente dans l'Essonne : ce que l'on sait

Les deux adolescents soupçonnés du viol d'une adolescente dans une cage d'escalier à Morsang-sur-Orge, dans l'Essonne, et de l'avoir filmé puis diffusé sur les réseaux sociaux, ont été mis en examen pour viol en réunion et enregistrement et diffusion d'images violentes et dégradantes, et placés en détention provisoire, indique l'AFP ce dimanche, de source judiciaire.

Selon France Bleu, Les deux auteurs présumés de cette vidéo ont été arrêtés dans la nuit de vendredi à samedi par les policiers de l'Essonne.

Peu après sa publication, la vidéo avait été signalée à la Plateforme d'harmonisation, d'analyse, de recoupement et d'orientation des signalements (Pharos).

Le Parisien raconte également comment un jeune homme de 16 ans est parvenu, en exploitant les données de la vidéo, à identifier l'un des suspects du viol.

" Ce sont des adolescents mais cela n'excuse rien", a réagi la secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, dans une interview publiée samedi soir sur le site du Parisien". Plus rapides que la police, des internautes ont reconnu les agresseurs, diffusant au passage leurs photos, noms et adresses. "C'est pour ça qu'il faut qu'il se rende au commissariat", peut-on entendre dans une vidéo, elle aussi diffusée sur les réseaux sociaux. "Le respect des femmes doit s'appliquer à tous les âges et à tous les territoires de la République". "Dès que j'en ai eu connaissance, j'ai immédiatement contacté Twitter pour qu'il la retire", a-t-elle expliqué. "Ce réseau social n'est pas à la hauteur, les criminels le savent, voilà pourquoi ils s'en servent ".

Sur Twitter, des internautes ont interpellé les forces de l'ordre.

Que risquent ceux qui insultent la victime et retweetent la vidéo?

Alors que de nombreuses femmes témoignaient sur Twitter depuis vendredi derrière le hashtag #Jaiétéviolée, la secrétaire d'Etat a assuré "comprendre totalement" celles qui dénoncent la mauvaise prise en charge des commissariats où elles vont porter plainte.

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