L'arrêt de la raffinerie de Lavéra "enclenché", d'autres pourraient suivre — Grève

Les salariés de la raffinerie Petroineos ont voté l'arrêt progressif de l'usine

Les salariés de la raffinerie Petroineos ont voté l'arrêt progressif de l'usine

La CGT Chimie est montée d'un cran dimanche, dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites.

Le mouvement social de protestation contre le projet de réforme des retraites tend à se durcir dans les raffineries à l'initiative de la CGT Chimie. Le conflit pourrait dégénérer dans les prochains jours.

"Les procédures d'arrêt sont enclenchées (à Lavéra) et ça va prendre plusieurs jours, je pense", a précisé Emmanuel Lépine.

Des assemblées générales sont prévues ce lundi dans d'autres raffineries, comme à Grandpuits (Seine-et-Marne), ou encore à La Mède (Bouches-du-Rhône), et pourraient décider d'emboîter le pas à celle de Lavera. Si elles se mettent à l'arrêt, c'est "la moitié de la capacité de production de carburant en France qui s'arrête".

"On avait donné un ultimatum au gouvernement, il ne l'a pas entendu, donc on fait exactement ce qu'on avait promis".

La pénurie de carburant n'est néanmoins pas pour demain.

Le ministère de la Transition écologique et solidaire s'est, de son côté, voulu rassurant:"Toutes les raffineries de France métropolitaine continuent à produire, et six raffineries sur sept assurent leurs expéditions normalement".

En réalité, à moyen terme, seule une ruée des consommateurs sur les pompes à essence pourrait amener à une pénurie. Presque toutes les raffineries avaient alors été bloquées, et le gouvernement avait dû envoyer les forces de l'ordre pour lever les barrages, et même réquisitionner certains salariés.

Dernières nouvelles