Mandat de dépôt contre quatorze politiciens proches de Soro — Côte d’Ivoire

Menacé d’un mandat d’arrêté Guillaume Soro brise enfin le silence

Menacé d’un mandat d’arrêté Guillaume Soro brise enfin le silence

Selon M. Soro, les autorités ghanéennes lui ont cependant interdit de débarquer de son avion, qui a dû redécoller. "En réalité, toute cette entreprise vise piteusement à écarter M. Soro Guillaume de la course à la présidence de la République pour l'élection de 2020", a déclaré l'ancienne ministre de la Communication.

Selon le procureur, les faits qui sont reprochés à l'ancien président de l'Assemblée nationale et candidat à la présidentielle de 2020 sont "tellement graves " qu'il fallait que les Ivoiriens soient informés. Des accusations balayées par sa défense.

Les leaders de la diaspora africaine, toutes organisations confondues, n'ont jamais cessé d'attirer l'attention du pouvoir d'Abidjan sur les risques d'une escalade de violence du fait de l'entêtement du Président Alassane Ouattara à rester au pouvoir après un deuxième mandat. Une quinzaine de ses proches ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête dont il fait l'objet. Je précise qu'elle date de 2017.

Alors que le Procureur de la République indiquait dans sa conférence de presse qu'il ne maitrisait véritablement pas là où se trouve Guillaume Soro, l'ex-Pan a réagi pour dévoiler sa postion. Suffisant dès lors pour faire de lui "l'ennemi à abattre". Toutefois, la défense de Guillaume Soro a rejeté en bloc toutes ces accusations "fallacieuses", fustigeant une "opération d'espionnage mal montée par Abidjan", selon une déclaration de l'avocate Affoussiata Bamba-Lamine diffusée sur sa page Facebook jeudi.

"Guillaume Soro lui parle d'une " décision arbitraire", et de " dérive autoritaire " du pouvoir. Jusqu'à cette affaire, Guillaume Soro, 47 ans, était vu comme un challenger sérieux pour la présidentielle par les analystes politiques, qui le disent populaire, notamment auprès de la jeunesse. Mais les partisans ne sont pas seuls à s'élever contre le mandat d'arrêt émis conte l'opposant ce lundi 23 décembre.

"Nous sommes des citoyens et nous sommes responsables devant les juridictions", a soutenu M. Ouattara, avant d'ajouter que "la Constitution de la Côte d'Ivoire a des éléments très clairs concernant les députés (qui) ne sont pas au-dessus de la loi ". "Ce n'est pas toujours qu'on parle de verser du sang", a-t-il expliqué. "On est fort aujourd'hui mais aujourd'hui seulement". "Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté invite le Gouvernement à s'inscrire résolument dans la réconciliation nationale en créant les conditions de la décrispation qui passe par la libération des prisonniers politiques, le retour des exilés et la mise en œuvre des réformes institutionnelles et législatives qui garantissent des élections justes, ouvertes, équitables et démocratiques en 2020". Et quand bien même "d'autres iront en prison, d'autres seront tués". Comme quoi, l'homme se sait adulé et promis à un destin présidentiel auquel ne sauraient faire ombrage les manœuvres dont il fait l'objet.

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