Internationale - En Irak, la foule conspue les Etats-Unis

Le général Qassem Soleimani commandant de l'unité spéciale Al Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique

Le général iranien Soleimani tué dans un raid du Pentagone

La décision intervient à la suite des raids américains qui ont eu lieu ces derniers jours, ayant abouti au meurtre du Commandant de la Force al-Quds iranienne, Qassem Soleimani et le vice-président d'al-Hachd al-Chaabi, Abou Mehdi al-Mouhandis. Il y est écrit qu'aucune menace spécifique sur le sol américain n'est connue à ce jour mais que l'Iran est parfaitement en capacité de mener des cyberattaques aux Etats-Unis, "avec des perturbations temporaires sur les infrastructures ".

Les funérailles ont commencé ce samedi dans la "zone verte" de Bagdad, un secteur sous haute sécurité abritant les principales institutions dans la capitale irakienne.

"Les Etats-Unis attaquent directement un général iranien et des groupes combattent désormais ouvertement au service de l'Iran pour venger ce général: ce n'est plus une guerre par procuration, c'est une guerre directe ", a déclaré à l'AFP Erica Gaston, chercheuse à la New America Foundation.

Le Parlement irakien a voté à la majorité une résolution appelant le gouvernement à mettre fin à la présence militaire étrangère sur le territoire et à déposer une plainte officielle auprès du Conseil de sécurité contre les États-Unis pour sa "violation de la souveraineté irakienne".

À moins d'une centaine de kilomètres plus au nord, dans le même temps, deux roquettes Katioucha se sont abattues sur la base aérienne de Balad. Téhéran a promis "une dure vengeance au bon endroit et au bon moment", afin de compenser la mort de Qassem Soleimani.

Des partisans de paramilitaires irakiens pro-iraniens portent une banderole avec des photos des commandants iranien et irakien tués, Qassem Soleimani et Abou Mehdi al-Mouhandis, avec le slogan " le sang pur des martyrs va faire vaciller le trône d'Amérique", à Bagdad le 4 janvier 2020.

Devant celui de Mouhandis, Hadi al-Ameri, patron des députés pro-Iran au Parlement, a lancé: "Sois-en sûr, le prix de ton sang sera le départ des troupes américaines d'Irak". Le turbulent leader chiite irakien Moqtada Sadr a réactivé sa milice dissoute après avoir harcelé l'occupant américain en Irak (2003-2011).

Lors des obsèques à Bagdad, plusieurs chefs du Hachd se sont montrés après des rumeurs, démenties, sur la mort de plusieurs d'entre eux dans un raid samedi avant l'aube, au nord de Bagdad, contre un convoi du Hachd.

De son côté, la communauté internationale redoute la déflagration. Moscou et Paris ont notamment appelé à ne pas " aggraver sérieusement la situation " au Moyen-Orient. Les alliés n'avaient pas été prévenus du raid mené sur ordre de Trump contre le général iranien Soleimani.

Les Etats-Unis ont commis un "acte de guerre" contre l'Iran, a affirmé l'ambassadeur iranien à l'ONU, Majid Takht Ravanchi.

"L'Iran a identifié depuis longtemps des cibles américaines importantes dans la région..."

Malgré l'escalade verbale, le travail diplomatique en coulisses semble s'intensifier.

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