La base militaire américaine au Kenya attaquée par les shebab

L'opération est la deuxième attaque de l'organisation terroriste dans le pays depuis le début de l'année. L'armée kenyane a de son côté indiqué que l'attaque avait été repoussée et que quatre assaillants avaient été tués.

Les miliciens du groupe islamiste somalien des shebab ont lancé dimanche matin une attaque contre une base militaire opérée par des forces américaines et kényanes à Lamu (sud-est du Kenya), près de la frontière somalienne. "Jusqu'à présent, les corps de quatre terroristes ont été retrouvés".

"La police a fait savoir que la piste d'atterrissage utilisée par la marine américaine avait été détruite et que des avions avaient été brûlés". "Après cette tentative infructueuse (menée par les shebab) un incendie s'est déclaré touchant des réservoirs de carburant situés sur la piste d'atterrissage", a-t-il également souligné.

Les shebab ont effectué plusieurs attaques de grande ampleur à l'intérieur du Kenya, affirmant qu'il s'agissait de représailles face à l'envoi de soldats kényans en Somalie en 2011 pour les combattre, ainsi que de viser des intérêts étrangers.

Plusieurs images circulant sur les réseaux sociaux montraient le site en proie aux flammes, duquel se dégageait un important panache de fumée.

Dans un communiqué, le commandement militaire américain pour l'Afrique (AFRICOM), a confirmé cette attaque " à l'aérodrome de Manda Bay", soulignant que cette zone " est toujours en cours de sécurisation ". Durant l'attaque, il y a eu des "tirs indirects et à l'arme légère", selon le communiqué.

Les shebabs ont quant à eux affirmé avoir tué, au cours de cette attaques meurtrière, dix-sept Américains et neuf soldats kényans, ajoutant, dans un communiqué, avoir " attaqué avec succès la base militaire très fortifiée et avaient pris le contrôle d'une partie de la base ".

La région de Lamu, située à la frontière avec la Somalie, est régulièrement touchée par des opérations menées par les shebab, qui privilégient des attaques ciblant les forces de sécurité à l'aide de bombes artisanales placées en bordures des routes.

Le groupe a ajouté que cette attaque s'inscrit dans le cadre de sa campagne intitulée "Al-Quds (Jérusalem) ne sera jamais judaïsée" - un terme qu'il a utilisé pour la première fois lors d'une attaque contre le complexe hôtelier haut de gamme Dusit à Nairobi en janvier 2019, qui a fait 21 morts.

Le groupe islamiste, affilié à Al-Qaïda, a immédiatement revendiqué la responsabilité de l'attaque.

Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont perdu l'essentiel de leurs bastions. On estime qu'ils comptent actuellement entre 5 000 et 9 000 combattants.

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