Ça se complique avec l’Europe — Brexit

Ursula von der Leyen a présidé la première réunion hebdomadaire de la Commission européenne le 4 décembre 2019 cinq mois après sa désignation par les Vingt Huit- Crédits: Etienne Ansotte  Commission européenne

Ça se complique avec l’Europe — Brexit

Loin des mois de psychodrame et de paralysie qui ont marqué 2019, c'est un Parlement tout acquis à la cause du chef du gouvernement qui poursuit l'examen du Brexit de Boris Johnson.

La Chambre des communes, largement dominée par les conservateurs du Premier ministre Boris Johnson, a adopté le texte à 330 voix pour (231 contre).

Plus de trois ans et demi après le référendum de 2016 où le Royaume-Uni a voté à 52% pour le "Leave" et après trois reports de la date fatidique, le premier ministre conservateur Boris Johnson souhaite faire adopter cette semaine par la Chambre des communes la loi d'application de l'accord de Brexit.

La prochaine étape, le texte sera envoyé à la chambre Lords puis transféré à la Reine pour approbation.

Ce jeudi après-midi, les députés britanniques devraient approuver définitivement l'accord de sortie de l'Union européenne.

La présidente de la commission avait prédit des discussions "dures" alors que Boris Johnson souhaitait que les échanges soient rapides.

"Ce texte va garantir notre départ de l'Union européenne avec un accord qui donne de la certitude aux entreprises, protège les droits de nos citoyens et assure que nous reprenions le contrôle de notre argent, nos frontières, nos lois et notre politique commerciale", a-t-il ajouté, promettant de commencer "rapidement" les négociations avec l'UE pour arriver à un accord de libre-échange d'ici à la fin de l'année. Pendant les plus de trois ans qui ont suivi, les Britanniques se sont déchirés sur le sujet et leur Parlement a rejeté l'accord négocié par l'ex-Première ministre Theresa May sans proposer d'autre scénario, faisant craindre jusqu'à récemment une sortie brutale ou un renoncement. En effet, dès le 1er février et jusqu'au 31 décembre 2020, une période de transition (pendant laquelle les règles de l'UE continueront de s'appliquer au Royaume-Uni) va permettre de négocier un accord commercial particulièrement complexe entre Bruxelles et Londres. Surtout, il vise à garantir un passage en douceur vers une relation future qui reste totalement à déterminer.

Mais pour nombre d'observateurs, au vu de la complexité et du nombre des accords à élaborer, il semble d'ores et déjà quasi obligatoire de prolonger ladite période de transition au-delà du 31 décembre 2020, devra très certainement être prolongée de plusieurs mois.

Il l'a redit mercredi à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qu'il a reçue à Londres.

Face au calendrier serré, Downing Street a cependant laissé entendre que Londres pourrait se contenter d'un accord partiel, si aucun accord global n'était trouvé d'ici à la fin de l'année.

Elle a averti que Bruxelles resterait ferme sur ses principes: "sans concurrence équitable en matière d'environnement, de travail, de fiscalité et d'aides d'Etat, vous ne pouvez pas avoir un accès de la plus haute qualité au plus grand marché commun du monde".

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