Première apparition publique mercredi de Carlos Ghosn après sa fuite rocambolesque

L'ancien PDG de Renault Nissan lors de sa conférence de presse à Beyrouth le 8 janvier 2020

L'ancien PDG de Renault Nissan lors de sa conférence de presse à Beyrouth le 8 janvier 2020

"Je trouve que la France a très vite lâché Carlos Ghosn, il a fallu une petite dizaine d'heures, c'est tout", s'est étonné sur France 2 le député de l'Oise. L'ex-patron de Renault-Nissan faisait sa première apparition publique à Beyrouth depuis sa fuite du Japon, où il est accusé de malversations financières.

Extraits: "Je ne suis pas mauvais, je ne suis pas mauvais, je ne suis pas mauvais", il ne fait que répéter ça", "la justice japonaise est injuste", il radote", "pas de contenu", "tout ce qu'il dit sur la justice japonaise n'est pas nouveau", "il ne prouve pas ses dires"... Je n'ai pas envie de parler de Carlos Ghosn et je pense qu'il y a beaucoup de Français qui ne se réveillent pas en disant Mon Dieu!

M. Ghosn, détenteur des nationalités française, libanaise et brésilienne, fait l'objet de quatre inculpations au Japon: deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan (qui est aussi poursuivi sur ce volet), et deux autres pour abus de confiance aggravé. "Je n'ai pas regardé la conférence de presse, je m'en fiche de Carlos Ghosn".

Concernant la réforme des retraites, Marlène Schiappa s'appuie sur le calendrier, notamment "le 24 janvier ce sera en conseil des ministres, en février à l'Assemblée nationale et ensuite le débat parlementaire et la démocratie auront le dernier mot", a-t-elle détaillé. Après avoir été "otage" au Japon, il a dit espérer par cette conférence "laver son honneur". C'était la plus belle de toute ma vie! Carlos Ghosn a également confié avoir été totalement pris par surprise au moment de son arrestation.

Ce pays, qui n'a pas d'accord d'extradition avec le Japon, a reçu une demande d'arrestation d'Interpol.

Peu avant, son équipe juridique française avait qualifié l'enquête interne de Nissan de "grosse déformation de la vérité".

Il est soupçonné de s'être enfui en prenant un jet privé à l'aéroport international du Kansai, près d'Osaka (ouest du Japon), avec deux complices présumés, de nationalité américaine, selon la télévision japonaise.

Des procureurs ont tenté mercredi de fouiller les bureaux d'un de ses avocats, Junichiro Hironaka, et de saisir des ordinateurs, mais l'accès leur a été refusé, les avocats invoquant la " confidentialité entre un avocat et son client ". "C'est moi seul qui ai organisé mon départ", a-t-il répété avant la conférence.

Il aurait échappé aux contrôles en se cachant dans un caisson de matériel audio pour des concerts, selon des médias japonais. Dans une interview, elle explique ne jamais rien avoir su de la fuite rocambolesque de son époux. M. Ghosn pourrait être entendu par le parquet général, comme l'impose la procédure, selon une source judiciaire.

Les autorités japonaises ont dénoncé une évasion "injustifiable", tandis que le groupe automobile Nissan l'a qualifiée d'"extrêmement regrettable".

Après une courte escale à Istanbul, le temps de changer de jet, il a atterri à l'aube du lundi 30 décembre au Liban, où il est entré " légalement", muni d'un passeport français.

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