Oman: après 50 ans de règne, le sultan Qabous est mort

Mort du sultan Qabous d'Oman chef d'État arabe resté le plus longtemps au pouvoir                Sputnik. Alexandre Makarov

Mort du sultan Qabous d'Oman chef d'État arabe resté le plus longtemps au pouvoir Sputnik. Alexandre Makarov

Le sultan d'Oman Qabous vient de mourir à l'âge de 79 ans, a annoncé samedi le cabinet royal à l'agence de presse officielle omanaise.

Le sultan, qui n'était pas marié et n'avait pas d'enfants ni de frères, devait, d'après la Constitution, écrire une lettre désignant son successeur au sein de la dynastie royale, qui sera ouverte si sa famille ne parvient pas à s'accorder sur un nom dans un délai de trois jours après sa mort. "Nous allons suivre la voie tracée par le sultan défunt", a déclaré Haitham ben Tarek, dans son premier discours en sa qualité de nouveau sultan. Mais sous son règne de cinquante ans, le pays s'est beaucoup développé et modernisé. Selon les informations des médias, son cousin est devenu le nouveau chef d'État.

Haitham ben Tarek, un passionné de sport de 65 ans, a été sous-secrétaire du ministère des Affaires étrangères pour les affaires politiques, avant de devenir ministre du Patrimoine et de la Culture au milieu des années 1990. Ses multiples hospitalisations en Allemagne avaient déjà suscité des inquiétudes sur sa succession et la stabilité de ce pays du Golfe. Le sultanat, neutre, joue en effet régulièrement les bons offices pour ses alliés occidentaux, notamment dans leurs relations tendues avec l'Iran voisin. Lorsqu'il prend possession du trône en juillet 1970, il entreprend de moderniser ce qui est alors le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, mais qui commence à exporter du pétrole.

Pour le prince héritier d'Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed al-Nahyane, le monde arabe a perdu "un dirigeant sage et une figure d'une grande stature historique". Vendredi, Washington a ainsi annoncé des sanctions visant huit hauts responsables iraniens.

Les sanctions américaines qui affectent lourdement l'économie iranienne n'ont cessé de se multiplier depuis que l'administration du président Donald Trump a décidé de se retirer de l'accord sur le nucléaire avec l'Iran, dossier sur lequel Mascate avait été sollicité.

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