Oman : Décès du sultan Qabous

Mort de sultan Qabous d'Oman chef d'Etat arabe resté le plus longtemps au pouvoir

Le sultan d'Oman Qabous à Mascate le 1er novembre 2015- STR

"Haitham ben Tarek a prêté serment comme nouveau souverain (.) après une réunion de la famille royale qui a validé le choix (d'un successeur fait par le défunt) sultan", a écrit le gouvernement sur Twitter.

Qabous, qui avait pris le pouvoir à son père lors d'un coup d'Etat en juillet 1970, souffrait d'une maladie qui aurait été selon des diplomates un cancer du côlon.

Le sultan d'Oman Qabous, est décédé à l'âge de 79 ans, a annoncé samedi le cabinet royal à l'agence de presse officielle omanaise.

Haitham ben Tarek, 65 ans, un passionné de sport, a occupé le poste de sous-secrétaire du ministère des Affaires étrangères pour les affaires politiques, avant de devenir ministre du Patrimoine et de la Culture au milieu des années 1990.

Les craintes d'un changement de politique après la mort du sultan Qabous ont été quelque peu dissipées avec la désignation rapide d'Haitham ben Tarek, cousin du défunt sultan, pour prendre sa suite.

Les médias d'Etat avaient annoncé le 31 décembre dernier que l'état de santé du sultan était stable après des semaines de rumeurs, rapporte le quotidien 20 Minutes.

Il avait déjà été soigné à de multiples reprises en Allemagne. Lorsqu'il prend possession du trône en juillet 1970, il entreprend de moderniser ce qui est alors le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, mais qui commence à exporter du pétrole.

Le sultanat d'Oman est l'une des rares pétromonarchies du Golfe à entretenir de bonnes relations avec l'Iran chiite, ce qui a conduit de grands pays occidentaux à le solliciter sur le dossier nucléaire ou pour des libérations d'otages, notamment au Yémen voisin.

Sous son égide, Oman a en effet consolidé son rôle de pays modéré et neutre dans un Golfe secoué de tensions, notamment en raison de l'inimitié entre les Etats-Unis, alliés des Etats arabes, et l'Iran.

L'ex-président américain George W. Bush a salué "une force stable au Moyen-Orient et un allié important des Etats-Unis", ajoutant qu'il "avait une vision pour un Oman moderne, prospère, et pacifique, et il a fait de cette vision une réalité". Le dirigeant n'était pas marié et n'avait pas d'enfants ni de frères susceptibles de lui succéder.

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