Convention climat : Borne assure que "les propositions seront reprises sans filtre"

Macron promet des « décisions fortes » sur le climat et ouvre la porte à un référendum

Ce qu'il faut retenir de l'intervention d'Emmanuel Macron devant la Convention citoyenne pour le Climat

Le président français Emmanuel Macron a répondu à la principale question des 150 Français membres de la Convention citoyenne pour le climat au sujet de leurs propositions sur l'environnement qui doivent être présentées en avril. Une fois les propositions remises début avril, le locataire de l'Elysée a promis de les analyser et de revenir revenir devant la Convention citoyenne pour le climat et il dira alors ce qu'il va en faire.

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Durant la séance de questions-réponses entretenue avec les membres du CESE ( Conseil économique, social et environnemental), Emmanuel Macron a avancé l'idée d'organiser un référendum pour l'application du programme de réduction de gaz à effet de serre d'ici 2030. "Sur cette base", a-t-il ajouté, "je prends l'engagement que des décisions fortes seront prises".

"Mais il y aura deux cas de figure: soit ce qui a été préparé par vous est une loi à proprement parler (.) si on le soumet à référendum, le jour où il est voté par le peuple, il s'applique sans filtre, mais il faut avoir préparé un texte de loi; si c'est juste une proposition ou une série de propositions, le référendum n'a pas valeur législative, il a valeur consultative", a poursuivi le président.

Dans un communiqué, Greenpeace a exprimé ses doutes, soulignant qu'il reviendrait à Emmanuel Macron de trancher parmi la liste des propositions que rendra la Convention. Depuis octobre, les membres de la CCC se sont réunis à trois reprises pour réfléchir, accompagnés d'experts, sur cinq thèmes: se déplacer, se loger, se nourrir, produire et travailler et consommer.

Ils sont 150 et proposeront des mesures afin de lutter contre le changement climatique. Les ONG et les représentants d'EELV sont plus que sceptiques en effet sur la conversion écologique d'Emmanuel Macron, pointant régulièrement le grand écart entre son discours et les "petits pas" du gouvernement pour le climat.

Interrogée sur la réaction du gouvernement si la Convention proposait de réintroduire la taxe carbone, à l'origine du mouvement des "Gilets jaunes", Élisabeth Borne a voulu croire que les 150 Français - dont certains ont vécu "les difficultés liées à la hausse" de cette taxe - "feront des propositions qui prennent en compte les préoccupations" de leurs concitoyens.

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