Des enquêteurs canadiens sur le site de l'écrasement mardi — Iran

Nathalie Normandeau et l’arrêt Jordan

Le Canada aura accès aux boîtes noires de l'avion qui s'est crashé à Téhéran et qui transportait une majorité de ses ressortissants

Trudeau et Zelensky se sont engagés à "travailler ensemble afin de trouver des réponses, demander des comptes et obtenir justice pour toutes les personnes qui y ont droit". Je l'ai confirmé une fois de plus à Justin Trudeau.

Les victimes comprenaient 82 Iraniens, 57 Canadiens, 11 Ukrainiens et des ressortissants suédois, afghans et allemands. Le gouvernement canadien soutient que 138 des passagers se rendaient ultimement au Canada.

Le Canada n'a pas de relations diplomatiques avec l'Iran.

On savait par ailleurs peu de choses, mardi, sur les chefs d'accusation portés contre les personnes arrêtées en Iran.

"Le pouvoir judiciaire devrait former un tribunal spécial, avec un juge de haut rang et des dizaines d'experts", a déclaré le président iranien, Hassan Rohani, dans un discours télévisé à la nation.

Le président Rohani a qualifié la tragédie d'"erreur douloureuse et impardonnable" et il a promis que son administration poursuivrait cette affaire "par tous les moyens".

Des représentants de l'Ukraine, de la Suède, de l'Afghanistan et du Royaume-Uni seront présents jeudi à la Maison du Canada à Londres. "Notre priorité demeure d'assurer le soutien aux familles et aux proches des victimes", a déclaré M. Champagne dans un communiqué.

L'Iran a délivré huit visas supplémentaires à une équipe de responsables canadiens à la suite d'un accident d'avion mortel près de Téhéran et la plupart des membres du groupe devraient être à Téhéran lundi, a déclaré dimanche le ministre canadien des Affaires étrangères François-Philippe Champagne.

Des enquêteurs canadiens auront mardi une première occasion de visiter le site de l'écrasement d'avion.

Le vol PS752 d'Ukrainian International Airlines a été abattu mercredi dernier (heure locale) par un tir de missile accidentel, dans la foulée du lancement d'une vingtaine de missiles iraniens vers deux bases militaires utilisées par des militaires américains en Irak.

Les frappes aériennes avaient été faites en représailles à une frappe de drone ciblée par les États-Unis, qui avait tué le haut général iranien Qassem Soleimani, le 3 janvier.

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