Le Parquet national financier ouvre une enquête préliminaire qui vise Ségolène Royal

Ségolène Royal a multiplié les attaques contre la politique du gouvernement

Ségolène Royal a multiplié les attaques contre la politique du gouvernement

Ségolène Royal, qui occupe cette fonction bénévole depuis 2017, avait été mise en cause par franceinfo pour avoir utilisé à des fins personnelles -notamment la promotion d'un de ses livres- l'enveloppe mise à sa disposition pour ses frais d'ambassadrice. Elle cessera bientôt d'être l'ambassadrice de la France pour l'Arctique et l'Antarctique.

"Édouard Philippe a demandé mercredi de la " clarté " à Ségolène Royal sur son rôle d'ambassadrice des pôles en rappelant sa " nécessaire obligation de réserve " et en soulignant que " la diplomatie c'est une mission, la politique en est une autre ".

Dans un texte accompagant la lettre, Ségolène Royal confirme ainsi une rumeur rapporté par le Canard Enchainé.

La clarification en question semble en réalité signifier la fin de ses fonctions.

L'ancienne ministre de l'Environnement est sur un siège éjectable, après avoir tancé à plusieurs reprises le gouvernement. "Il est envisagé de mettre fin à vos fonctions au regard de vos récentes prises de parole publiques, qui mettent en cause la politique du gouvernement ", est-il écrit. Le Canard Enchaîné fait état d'une information dont voici le contenu exact.

"Sur les 12 réunions initialement revendiquées par mes accusateurs, ils n'ont pu en justifier qu'une seule comme je l'avais dit suite aux vérifications administratives ", rétorque Ségolène Royal qui avait déjà avoué ne pas avoir participé à certaines rencontres, car elle faisait "attention au coût de ses déplacements [et] au bilan carbone ". Sans tenir compte des précautions sémantiques du Quai d'Orsay - emploi du verbe "envisager" et du conditionnel - l'intéressée affirme, elle: "Je comprends par cette lettre que le président de la République va mettre fin à mes fonctions à un prochain conseil des ministres puisque je n'ai pas l'intention de renoncer à ma liberté d'opinion et d'expression garantis par la Constitution". Son licenciement sera officialisé lors du Conseil des ministres, le vendredi 24 janvier. "J'en prends acte", a répondu Ségolène Royal, dans son post.

"Cette enquête est parfaitement légitime dans une démocratie où la transparence sur l'utilisation des fonds publics est de rigueur", réagit Ségolène Royal sur Facebook.

L'ex-ministre conclut son message en indiquant qu'elle se "tient à la disposition des commissions Affaires étrangères et Développement durable pour témoigner sur tous ces travaux ainsi que pour défendre l'Institut polaire qui a besoin de moyens pour assurer encore mieux le rayonnement scientifique de la France".

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