Paris, Londres et Berlin lancent une procédure contraignante pour Téhéran — Nucléaire iranien

Nucléaire iranien: Paris Londres et Berlin mettent en garde Téhéran

Nucléaire iranien : Paris, Londres et Berlin lancent une procédure contraignante pour Téhéran

La France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, les trois pays signataires de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, se sont exécutés. Ce texte, qui met le programme nucléaire iranien sous le boisseau en échange d'une levée des sanctions, est formellement resté en place malgré le retrait en 2018 des Etats-Unis, mais se détricote depuis.

Les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement du JCPOA, ont ignoré le droit international et leurs obligations internationales, ont exercé une pression maximale sur l'Iran et ont empêché d'autres parties de respecter leurs engagements, a fait remarquer M. Geng.

La Russie a dénoncé des "actions irréfléchies" qui pourraient conduire à "une nouvelle escalade autour de l'accord". Dans son article, ce quotidien a affirmé que Donald Trump a secrètement menacé les européens, d'imposer des droits de douane de 25 % sur les automobiles européennes, s'ils n'actionnaient pas le mécanisme de règlement des différends (MRD) de l'accord de Vienne. "C'est-à-dire que l'état de notre technologie nucléaire est bien meilleur qu'au moment où l'accord nucléaire a été signé" en juillet 2015, a-t-il dit lors d'une réunion de responsables de la Banque centrale d'Iran. " La préservation du JCPOA est aujourd'hui plus importante que jamais " déclarait le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré mercredi qu'un accord nucléaire conclu avec le pays et les puissances mondiales n'était pas mort et qu'il n'était pas sûr de la pérennité d'un nouveau pacte convenu par le président américain Donald Trump. Concrètement, Paris, Londres et Berlin doivent saisir une commission mise en place à cet égard dans le cadre de l'accord sur le nucléaire iranien (JCPOA).

Les signaux envoyés par Téhéran ces derniers jours encouragent aussi les tenants de la diplomatie, alors que l'émotion suscitée par la disparition de Qassem Soleimani avait d'abord fait craindre le pire. Il reconnait ainsi implicitement que la catastrophe de l'avion ukrainien abattu à Téhéran a provoqué une crise de confiance envers les autorités.

Citant des sources européennes à l'appui de son article, le Washington Post écrit que l'une d'elles a qualifié de "chantage" la "menace secrète" récemment adressée par le gouvernement Trump aux Européens.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a assuré lundi que "justice sera faite", et l'ensemble des pays touchés par le drame -le Canada, le Royaume-Uni, l'Ukraine, la Suède et l'Afghanistan- font pression pour que l'Iran mène une enquête transparente.

"Le peuple veut de la diversité (.) Permettez à tous les partis et groupes de se présenter aux urnes", a-t-il dit, dans une adresse implicite au Conseil des Gardiens, organisme chargé du contrôle de ces élections, et régulièrement accusé par les réformateurs d'outrepasser ses fonctions dans la sélection des candidats.

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