Chine: Un nouveau virus respiratoire fait deux morts

Chine: un nouveau virus cause 59 cas de pneumonie et un décès

Un homme infecté par un mystérieux virus décède en Chine

Le patient, qui est tombé malade le 31 décembre, a vu son état de santé s'aggraver cinq jours plus tard avec une myocardite sévère (ndlr: inflammation du muscle cardiaque), une fonction rénale anormale et de multiples organes gravement touchés. D'après la Commission municipale de l'hygiène et de la santé sur son site internet, le sexagénaire est mort de la mystérieuse pneumonie virale le mercredi 15 janvier, à Wuhan, où la maladie a été détectée pour la première fois le mois dernier.

La famille des coronavirus compte un grand nombre de virus qui peuvent provoquer des maladies le plus souvent bénignes chez l'homme, mais certains d'entre eux comme le Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère) ou le Mers (Syndrome respiratoire du Moyen-Orient) ont entraîné de graves épidémies.

Le dernier bilan disponible fait état d'au moins 41 malades en Chine, dont cinq sont dans un état grave. Plusieurs mesures ont été par conséquent prises par la municipalité, dont la fermeture du marché concerné. De façon générale, le risque d'une transmission du virus entre humains n'est "pas exclu" mais il est jugé "faible", ont estimé mercredi les autorités sanitaires chinoises. Les autorités de ces deux pays affirment que les patients s'étaient rendus à Wuhan avant leur hospitalisation. Ce vendredi, les autorités ont annoncé qu'un deuxième cas a été identifié dans le pays, précisant qu'il s'agissait d'une voyageuse chinoise de 74 ans. Elle a été hospitalisée après son arrivée le 13 janvier à l'aéroport de Bangkok en provenance de la ville chinoise de Wuhan, épicentre de l'épidémie, a précisé le ministère de la Santé.

"Les gens ne doivent pas paniquer, car il n'y a aucune propagation de la maladie en Thaïlande", ont assuré les autorités sanitaires du pays.

L'épidémie se produit avant les vacances du Nouvel An lunaire fin janvier, lorsque 1,4 milliard de Chinois se rendent dans leur ville d'origine ou à l'étranger.

Les autorités de Hong Kong, région semi-autonome qui avait été durement touchée par le Sras en 2002-2003, a depuis pris des précautions, notamment en intensifiant la désinfection des trains et des avions, et le contrôle des passagers.

Un diagnostic clinique de pneumonie légère a d'abord été posé, puis "des tests de laboratoire ont confirmé que le nouveau coronavirus en était la cause", a détaillé un porte-parole de l'OMS, Tarik Jasarevic, à l'AFP.

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