Iran : pataquès après la brève interpellation de l'ambassadeur britannique

Le président US Donald Trump. AFP  SAUL LOEB

Le président US Donald Trump. AFP SAUL LOEB

"Il n'a pas été détenu, mais arrêté en tant qu'étranger non identifié dans un rassemblement illégal ", s'est défendu le vice-ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, précisant que l'ambassadeur avait été relâché un quart d'heure plus tard, après avoir confirmé son identité.

L'annonce des forces armées a provoqué un tollé en Iran, après deux jours de dénégations virulentes opposées par les autorités civiles à la thèse du missile avancée dès le 8 janvier par Ottawa. Après avoir dispersé samedi soir un rassemblement d'étudiants ayant scandé des slogans contre les autorités à Téhéran, des forces de sécurité se sont déployées dans le centre de la capitale dimanche.

Des unités de police antiémeute équipées de canons à eaux et armées de matraques étaient déployées en masse près de trois universités, selon des journalistes de l'AFP.

Selon l'agence, il aurait été interrogé pour son implication dans des "actes suspects" lors d'un rassemblement devant l'Université Amir Kabir de Téhéran. " Je suis allé à un événement annoncé comme une veillée pour les victimes de la tragédie (du vol) #PS752 " d'Ukraine International Airlines, abattu mercredi près de Téhéran, ajoute-t-il, " j'ai quitté les lieux après cinq minutes quand certains ont commencé à lancer des slogans " contre les autorités". 176 personnes majoritairement des Iraniens et des Canadiens ont péri.

Le texte a été publié quelques heures après la convocation de l'ambassadeur d'Iran à Londres, Hamid Baeidinejad, auquel le Foreign Office a fait part de ses "vives objections" à la brève arrestation samedi soir de M. Macaire, dans les environs d'une manifestation contre le pouvoir à Téhéran.

Le chef de la diplomatie européenne a appelé à la "désescalade " dans un tweet ce dimanche après la détention très temporaire de l'ambassadeur britannique en Iran. Et même si le président américain Donald Trump a maintenu la pression avec une nouvelle mise en garde à l'Iran.

"Des étudiants ont scandé des slogans " antirégime", selon la télévision d'Etat iranienne, et la foule a réclamé des poursuites contre les responsables du drame et " les menteurs " qui ont selon eux tenté de le couvrir. "Impardonnable", a reconnu Iran, le journal du gouvernement, tandis qu'un "Honte" en lettres de sang barrait la une de Hamshahri, quotidien de la municipalité de Téhéran.

Dernières nouvelles