Violences policières: nouvelle enquête judiciaire après les appels de l’exécutif à l’exemplarité

Parcours prévu pour l'acte 62 des Gilets jaunes

Parcours prévu pour l’acte 62 des Gilets jaunes

À la huitième seconde de la vidéo, le policier lève le poing, et frappe l'homme une première fois. Lorsque la scène se termine, la femme vient de crier au policier devant elle de "regard [er] ce qu'il fait".

L'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) a indiqué qu'elle ouvrait une enquête pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique". (...) Il saigne! Ayez un peu de pitié...

Sur un autre angle de la scène, filmée par l'AFPTV autour de 14h30, l'homme, couché sur le ventre et déjà menotté, crie de douleur quand le policier lui appuie son genou sur le bras.

Au 31 décembre, 217 enquêtes avaient été confiées à l'IGPN par le parquet de Paris. C'est ce que laisse croire dans tous les cas, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Lettre restée célèbre par la phrase: "frapper un manifestant tombé à terre, c'est se frapper soi-même". "Le préfet de police a demandé à la direction de l'ordre public et de la circulation de faire toute la lumière sur cette action, en ouvrant une enquête administrative interne, confiée au service d'évaluation et de contrôle", a expliqué la préfecture de police.

" Pourquoi vous êtes méchant comme ça, Monsieur".

Durant l'Acte 62 des Gilets jaunes ce samedi dans la capitale, 60 personnes ont été interpellées et 45 d'entre elles ont été placées en garde à vue selon la police.

Face à cette nouvelle vague de critiques, l'exécutif, qui bannit de son vocabulaire le terme "violences policières", a décidé de s'attaquer au sujet et de réagir plus vite.

" On ne fait pas de croche-pied à l'éthique", avait déclaré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner lundi lors de ses vœux à la police nationale.

Toutefois signe que le message du président Emmanuel Macron appelant mardi à "aucune complaisance" devant des "comportements pas acceptables", a été entendu, il a fallu moins de 24 heures pour qu'une enquête administrative soit ouverte.

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a toutefois refusé "qu'on jette l'opprobre" sur la police. C'est le cours de la justice française.

A Paris, au moins trois enquêtes judiciaires ont été ouvertes pour des violences policières le 9 janvier lors de la manifestation contre la réforme des retraites, dont le tir de LBD à bout portant.

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