Après la Chine, Trump s'en prend aux Européens sur le commerce

Ursula von der Leyen et Donald Trump

Ursula von der Leyen et Donald Trump

Le président américain Donald Trump a salué le 19 janvier le accord commercial signé avec la Chine, le jugeant " bien meilleur " qu'il ne le prévoyait. Si les Etats-Unis viennent de conclure une trêve commerciale avec la Chine, leurs relations en la matière avec l'Union européenne restent fraîches.

Par ailleurs, le président américain a rencontré, mardi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen en vue d'engager des discussions pour un "accord commercial " bilatéral.

Les États-Unis et la Chine ont donc signé le 15 janvier à Washington la phase 1 d'un accord commercial qui met un terme au moins provisoirement à un conflit commercial marqué par des hausses respectives de droits de douane. "Il est beaucoup plus important et bien meilleur que celui que je pensais obtenir", a encore dit le président américain.

D'autres pays ont emboîté le pas de la France: l'Autriche et l'Italie ont introduit une taxation nationale, l'Espagne et le Royaume-Uni y réfléchissent également.

Donald Trump a adopté un ton plus consensuel pour annoncer depuis Davos que les Etats-Unis étaient prêts à discuter d'une réforme "très spectaculaire" de l'Organisation mondiale du commerce.

A ce sujet, le ministre des Finances français Bruno Le Maire a assuré mercredi après une entrevue avec son homologue américain que Paris et Washington avaient trouvé un "cadre global commun".

Le ministre des Finances britannique Sajid Javid a déclaré pour sa part à Davos que Londres entendait "mettre en place en avril " sa propre taxe sur le numérique.

Donald Trump a aussi profité de son passage à Davos pour rencontrer une foule de patrons étrangers et américains, et pour distribuer bons et mauvais points.

Après un entretien entre le président français Emmanuel Macron et Donald Trump ce week-end, la France avait indiqué envisager de "suspendre " cette année le prélèvement de cette taxe, donnant plus de temps pour trouver un accord mondial au sein de l'Organisation pour la Coopération et le développement économiques (OCDE).

Le président américain n'a pas manqué non plus d'évoquer son procès en destitution: "J'adorerais y aller. J'aurais en quelque sorte adoré m'asseoir au premier rang et contempler leurs visages corrompus".

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