Coronavirus, vigilance et risque faible en Polynésie - Polynésie la 1ère

Un nouveau virus semblable au SRAS a provoqué la mort de six personnes en Chine

Un nouveau virus semblable au SRAS a provoqué la mort de six personnes en Chine

Le nouveau virus de la famille du coronavirus détecté initiallement dans la ville de Wuhan en Chine pourrait muter et se propager plus facilement, selon les autorités du pays qui confirment mercredi un nouveau bilan de 9 morts et 400 cas. L'individu avait récemment voyagé à Wuhan, comme dans de nombreux cas similaires.

Le virus a été repéré dans la ville de Wuhan sur un marché aux animaux.il a été fermé et désinfecté le 1er janvier mais la source d'infection n'a pu être déterminée. "Nous nous conformons aux recommandations de l'OMS", tranchent les autorités françaises alors qu'une réunion d'urgence est prévue ce mercredi à l'Organisation mondiale de la santé.

Le 20 janvier, un troisième décès et plus de 100 nouveaux cas sont annoncés en Chine, suscitant des inquiétudes avant les vacances annuelles du Nouvel An lunaire (ou Nouvel An chinois), qui commencent le 25 janvier et voient des centaines de millions de Chinois voyager à travers le pays.

À Wuhan, les autorités ont rendu le port du masque obligatoire dans les lieux publics, selon Le Quotidien du peuple.

Actuellement, plusieurs pays ont rapporté des cas, notamment le Japon, la Thaïlande, la Corée du Sud, les Etats-Unis d'Amérique. Un homme d'une trentaine d'années a été hospitalisé à Everett, près de Seattle (Oregon), ont annoncé, ce 21 janvier, les CDC les Centres de contrôle et de prévention des maladies américains. Il n'avait pas de symptômes à l'arrivée, mais a contacté de lui-même les services de santé le 19 janvier après l'apparition de symptômes.

Le virus semble être un nouveau type de coronavirus, famille comptant un grand nombre de virus.

Le médecin-hygiéniste en chef de l'Ontario, David Williams, affirme que le pays est bien mieux placé pour réagir à l'éclosion qu'il y a 17 ans, lorsque le syndrome respiratoire aigu sévère - le "SRAS" - avait fait plus de 900 morts dans le monde, dont 44 au Canada, dans la grande région de Toronto. Pour le docteur Nathalie MacDermott du King's College de Londres, il est vraisemblable que le virus se répande via des gouttelettes dans l'air lors d'éternuements ou de quintes de toux.

L'OMS n'a jusqu'ici utilisé ce terme que pour de rares cas d'épidémies nécessitant une réaction internationale vigoureuse, dont la grippe porcine H1N1 en 2009, le virus Zika en 2016 et la fièvre Ebola, qui a ravagé une partie de l'Afrique de l'Ouest de 2014 à 2016 et la RDC depuis 2018.

L'OMS avait à l'époque vivement critiqué Pékin pour avoir tardé à donner l'alerte et tenté de dissimuler l'ampleur de l'épidémie.

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