Un sursis pour les produits français menacés de surtaxes aux États-Unis

Emmanuel Macron et Donald Trump se sont mis d'accord pour prolonger les discussions sur la taxe Gafa

Emmanuel Macron et Donald Trump se sont mis d'accord pour prolonger les discussions sur la taxe Gafa

" Le temps est compté et les conflits bilatéraux ne sont pas bons pour négocier un accord multilatéral", a prévenu une autre source proche des négociations qui espèrent que la France et les États-Unis vont mettre un terme à leur dispute. Les deux présidents ont décidé de poursuivre les négociations et se sont inscrits dans la logique d'un accord international. Donald Trump s'est de son côté contenté de relayer le tweet en commentant " Excellent!

La menace de sanctions américaines sur les produits français s'éloigne, du moins pour l'instant.

En revanche, Steven Mnuchin ne s'est pas exprimé sur la condition qu'il avait posée en décembre pour un accord sous l'égide de l'Organisation pour la Coopération et le développement économiques (OCDE), qui rendrait cette taxe mondiale optionnelle et donnerait aux entreprises la possibilité de s'y soumettre ou pas. L'administration Trump a ensuite menacé de surtaxer "jusqu'à 100%" l'équivalent de 2,4 milliards de dollars de produits français dont le champagne, des produits laitiers dont l'emblématique roquefort, les sacs à main en cuir, les cosmétiques, la vaisselle en porcelaine ou encore les articles de cuisine en fonte.

En début de mois, Bruno Le Maire, le ministre français de lÉconomie et des Finances avait annoncé que la France et les États-Unis se donnaient deux semaines pour trouver un compromis sur la taxation des géants du Web (GAFA: Google, Amazon, Facebook, Apple et d'autres entreprises) afin de permettre la poursuite du travail à lOCDE sur linstauration dune taxation internationale des géants du numérique.

La France et les États-Unis ont trouvé un accord sur un "cadre global commun" concernant la taxation du numérique mais des points restent à régler afin d'aplanir complètement les divergences entre les deux pays, a déclaré mercredi le ministre français de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire.

Le texte de loi, voté en juillet dernier, devait soumettre les entreprises exerçant une activité numérique, rapportant plus de 25 millions d'euros en France et 750 millions d'euros dans le monde, à verser 3% de leur chiffre d'affaires.

Bruno Le Maire a fait ces déclarations à l'issue d'une rencontre avec le secrétaire américain au Trésor, Steve Mnuchin, en marge du forum économique de Davos (Suisse). "Ils vont travailler", a confirmé lundi soir 20 janvier une source proche du dossier, ajoutant "la France fera des propositions".

Dernières nouvelles