Villes bouclées au coeur de l'épidémie, le bilan grimpe à 25 morts

Un agent d'entretien passe du désinfectant à la gare Hankou de Wuhan le 22 janvier 2020

Un agent d'entretien passe du désinfectant à la gare Hankou de Wuhan le 22 janvier 2020

Plus de 30 millions d'habitants du centre de la Chine sont bloqués vendredi, suite à la prise de mesures anti-épidémie et la quarantaine imposée en réponse au nouveau coronavirus. Il accueillera exclusivement des malades de la pneumonie virale d'origine inconnue qui a contaminé depuis décembre 830 personnes, dont 26 mortellement. Facteur aggravant, deux décès ont pour la première fois été signalés loin du berceau de l'épidémie: un dans le Hebei, région qui entoure Pékin, et un au Heilongjiang, province frontalière de la Russie.

Jeudi, l'institution a estimé qu'il était trop tôt pour déclarer " une urgence de santé publique de portée internationale ".

Le nombre de cas de contamination confirmé atteint désormais 830, et le nombre de cas suspects dépasse le millier, a annoncé vendredi matin la Commission nationale de la santé.

Le long congé du Nouvel An chinois démarre ce vendredi, veille du premier jour de l'Année du Rat.

Pour l'heure, plus d'un millier de cas suspects sont en cours d'examen en Chine. Toutefois, 34 patients ont pu être " guéris " et ont pu quitter l'hôpital.

Au cœur de l'épidémie, la métropole de Wuhan, qui compte près de 11 millions d'habitants, a été placée en quarantaine à compter de ce jeudi 23 janvier.

L'OMS n'a jusqu'ici utilisé le terme d'urgence internationale que pour de rares cas d'épidémies requérant une réaction mondiale vigoureuse, dont la grippe porcine H1N1 en 2009, le virus Zika en 2016 et la fièvre Ebola, qui a ravagé une partie de l'Afrique de l'Ouest de 2014 à 2016 et la République démocratique du Congo depuis 2018. Près de 600 personnes ont été infectées, la grande majorité d'entre elles à Wuhan, et de nombreux pays ont commencé à mettre en place des mesures pour dépister les voyageurs en provenance de la Chine.

L'OMS ne recommande pas de restrictions de voyages mais d'établir des dépistages dans les aéroports.

Symbole de l'inquiétude qui s'est emparée de toute la Chine, la Cité interdite de Pékin, l'ancien palais des empereurs, a annoncé sa fermeture jusqu'à nouvel ordre pour éviter tout risque de contamination entre les visiteurs.

D'autres pays ont recensés des personnes contaminées par le virus, notamment la Corée du Sud (2 cas), le Japon (2 cas), le Vietnam (2 cas), la Thaïlande (4 cas), Singapour (3 cas) et les États-Unis où un patient a été diagnostiqué en début de semaine à Seattle.

A Shanghai, Disneyland a annoncé qu'il fermait ses portes.

Ce dernier fait, lui aussi, les frais de l'épidémie puisque Pékin a décidé d'annuler les festivités qui rassemblent habituellement des centaines de milliers de personnes dans les parcs de la capitale pour assister aux traditionnelles danses du lion et du dragon.

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