Une épidémie de pneumocoque sur un chantier naval — Marseille

La semaine dernière, 13 personnes travaillant sur ce chantier ont été hospitalisées avec une pneumonie à "pneumocoque".

L'Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d'Azur a été alertée, le 28 janvier dernier, par l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille, plus grand centre de diagnostic de France pour les maladies infectieuses. Toutes travaillaient plus précisément sur le Norwegian Cruise Line, un géant des mers à sec dans la "forme 10", la plus grande forme de réparation navale de Méditerranée et la 3e plus grande au monde, où sa coque est entretenue et son intérieur modernisé.

Les salariés de ce chantier ont été appelés à mettre en place un certain nombre de mesures pour limiter la propagation de cette infection: "renforcement du lavage des mains, port de masque pour les personnes malades (3 000 masques ont été livrés sur le chantier), isolement de tout cas suspect en cabine individuelle", a détaillé l'ARS.

Chacun aura vite fait le lien avec le coronavirus sévissant actuellement en Chine et ailleurs mais, très vite, l'Agence régionale de santé (ARS) a dissipé tout malentendu en assurant qu'il n'y en avait aucun, dans le communiqué qu'elle publie ce lundi.

Mais les mesures de protection prises n'ont pas suffi à rassurer les travailleursqui restent sceptiques quant aux délais. C'est là qu'ils se sont transmis cette bactérie.

"On a arrêté tous les flux entre les différentes formes, mais on a encore eu un nouveau cas ce matin", souligne Daniel Tartaroli, délégué CGT qui a organisé une assemblée générale d'information.

"Le pneumocoque ou streptococcus pneumoniae est une bactérie".

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