Un mauvais départ pour les démocrates aux États-Unis — Caucus dans l'Iowa

Les primaires vont durer jusqu'en juin outre-Atlantique

Les primaires vont durer jusqu'en juin outre-Atlantique. EP

Selon ces chiffres, Bernie Sanders obtient 28,62 % devant le modéré Pete Buttigieg (25,71 %) et la sénatrice progressiste Elizabeth Warren (18,42 %). "Ce soir, un espoir improbable est devenu une réalité indéniable ", a dit cet ex-maire d'une ville moyenne de l'Indiana, qui espère avoir créé à 38 ans la surprise pour prendre le leadership du camp modéré.

Le parti démocrate de l'Iowa a justifié la retenue des résultats par des " incohérences " dans les chiffres, et expliquait vouloir s'assurer de la fiabilité des données, mais restait quasi-muet.

"Quand les résultats seront annoncés, j'ai le sentiment que nous allons avoir un très beau succès ici en Iowa", avait lancé en début de soirée le sénateur Bernie Sanders à ses partisans.

L'Iowa, ce petit État blanc et rural aux plaines enneigées, bordé par le Mississippi et le Missouri, ouvre le bal des primaires. Ce n'est pas pour rien que Trump rêve de Bernie Sanders, son meilleur ennemi pour être réélu.

Les sondages effectués dans les caucus de l'Iowa ont montré que Pete Buttigieg faisait aussi partie des favoris parmi les 11 candidats, aux côtés de la sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren, du sénateur du Vermont Bernie Sanders et de l'ancien vice-président Joe Biden.

" Nous sommes au-delà de nos espérances", s'est réjouie cette élue du Midwest. L'ancien vice-président Joe Biden n'arrive que quatrième avec 15,08%, ce qui représenterait une contre-performance pour celui qui est depuis des mois en tête des sondages au niveau national.

La frustration était palpable, dans un pays qui a connu d'autres déboires dans l'organisation d'élections. "L'application censée transmettre au parti les résultats des caucus n'a pas marché, tout comme le système téléphonique de secours ", a-t-elle protesté. Il est important parce qu'il est le premier: il n'octroie que peu de délégués appelés à désigner in fine le candidat à la Maison Blanche, mais un bon résultat ou une contre-performance peut changer la dynamique d'une candidature.

Les candidats eux-mêmes ont des observateurs partout et disposaient de leurs propres estimations des résultats.

Le candidat démocrate sera formellement investi lors de la Convention nationale du Parti démocrate qui se déroulera du 13 au 16 juillet à Milwaukee, dans le Wisconsin, un Etat qui a fait cruellement défaut aux démocrates en novembre 2016.

Mais si le mauvais résultat de Joe Biden se confirmait, le fiasco technique aurait pour effet de le rendre moins visible.

Donald Trump n'a manqué de moquer les ratés du caucus démocrate. "On élit les mêmes personnes année après année, et c'est un échec", lâche-t-il. Les journaux américains ne pouvaient afficher sur leurs unes mardi aucun vainqueur, et l'actualité politique se détournera vite sur le discours sur l'état de l'Union que prononcera le président républicain au Congrès mardi soir - avant son acquittement prévu mercredi au Sénat dans son procès en destitution.

Le milliardaire Michael Bloomberg, ex-maire de New York, a lui fait l'impasse sur ces " caucus " et concentre son immense fortune sur des États votant plus tard et qui rapportent beaucoup de délégués en vue de l'investiture.

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