Les démocrates lancent un appel au Sénat — Procédure contre Trump

Trump promet de limiter l'avortement et renvoyer les migrants

[Vidéo] Nancy Pelosi déchire le discours de Trump en direct

Nancy Pelosi, qui ne s'était plus entretenue avec Donald Trump depuis une réunion avortée à la Maison blanche il y a quatre mois, a déchiré dans un geste spectaculaire sa copie du discours à la fin de l'allocution.

L'affaire ukrainienne à l'origine de la procédure en destitution le visant n'a pas fait vaciller sa base électorale, toujours fidèle d'après tous les sondages.

Après les premiers votes de la primaire lundi dans l'Iowa, la course se poursuivra dans une semaine dans le New Hampshire.

Mais c'est surtout sur "la grande réussite économique" des Etats-Unis et le "boom des cols bleus" qu'il a mis l'accent, lors d'un discours sans annonce ni surprise. "Notre stratégie a marché", a-t-il martelé, en évoquant ses récents accords commerciaux avec la Chine, le Canada et le Mexique.

Le procès de destitution du Sénat américain contre Donald Trump est maintenant dans sa phase finale, les sénateurs consacrant mardi à de courts discours exposant leurs positions sur l'opportunité d'acquitter ou de condamner le président pour abus de pouvoir et obstruction au Congrès. "Merci beaucoup Monsieur le président", a-t-il lancé à celui que Washington reconnaît comme chef de l'État par intérim du Venezuela, promettant de "briser" la "tyrannie" du dirigeant socialiste Nicolas Maduro.

Évoquera-t-il l'impeachment, au risque de souffler sur les braises de la discorde?

En 1999, le président démocrate Bill Clinton, jugé au Sénat pour avoir menti sur sa liaison avec la stagiaire de la Maison Blanche Monica Lewinsky, avait fait profil bas dans son discours sur l'état de l'Union. Mais l'ombre du procès, qui a marqué une rupture définitive entre les trumpistes et les démocrates, planait sur l'hémicycle.

Donald Trump s'est servi du discours sur l'état de l'Union devant le Congrès américain pour rabaisser l'opposition démocrate qui a tenté d'obtenir sa destitution. Alexandria Ocasio-Cortez, benjamine du Congrès et figure montante de la gauche démocrate, fait partie des élus qui ont boycotté ce rendez-vous institutionnel pour ne pas "légitimer" un président qui ne respecte selon elle ni les lois ni la Constitution. Le président américain est accusé d'avoir voulu forcer son homologue ukrainien à lancer une enquête sur le fils de son probable adversaire aux élections présidentielles de 2020, Joe Biden. Mis en accusation mi-décembre par la Chambre des représentants, dominée par les démocrates, Donald Trump sait pouvoir compter mercredi sur le soutien de la quasi-totalité des 53 sénateurs républicains.

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