Les moments forts de la conférence de presse de Didier Gailhaguet

Didier Gailhaguet président de la Fédération française des Sports de glace, lors d'un point presse le 3 février 2020 à Paris

Le gouvernement français s'attaque au scandale du patinage artistique

Lors de cette même conférence de presse, Didier Gailhaguet a cependant montré du doigt de nombreuses personnes, du monde sportif, politique ou journalistique, pour leurs actions ou leurs commentaires sur ce scandale de viols et agressions sexuelles présumés.

Une semaine après les révélations de violences sexuelles dans le monde du patinage artistique français, à travers les révélations de L'Équipe, et le livre de Sarah Abitbol, dans lequel la patineuse dit avoir été violée par Gilles Beyer, un de ses entraîneurs, quand elle était mineure, Didier Gailhaguet, le président de la Fédération française de sports de glace (FFSG), a donné une conférence de presse, mercredi à Paris.

Le patron du patinage français Didier Gailhaguet s'est défendu mercredi d'avoir couvert les agissements de l'ancien entraîneur Gilles Beyer, accusé de viols par plusieurs patineuses.

Concernant sa démission réclamée par la Ministre des sports, Didier Gailhaguet a répondu: " J'attends les conclusions de l'inspection du travail pour me décider. Mis sous pression par Roxana Maracineanu, le président de la Fédération Française des Sports de Glace (FFSG) s'est exprimé face à la presse.

" C'est une onde de choc qui s'est abattue sur les sports de glace, a affirmé Didier Gailhaguet".

"Pour moi, pour le bien du sport, du patinage, c'était une sage décision qu'il démissionne, c'est ce que je lui ai dit", a raconté à l'AFP l'un d'eux, le président de la commission des sports extrêmes Pascal Henry. L'enquête avait conduit le ministère à sortir l'entraîneur de ses rangs en 2001, mais il avait ensuite retrouvé une place dans son club d'origine, les Français volants, à Paris, ainsi que dans les instances de la FFSG.

Jusqu'où ira Didier Gailhaguet? Dans un communiqué, le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, a précisé que les investigations, confiées à la brigade des mineurs, " s'attacheront à identifier toutes autres victimes ayant pu subir, dans le contexte décrit, des infractions de même nature ", au-delà des faits évoqués dans l'ouvrage de Sarah Abitbol et visant Gilles Beyer. "La thèse du copinage, bonjour!", a-t-il dénoncé. Des erreurs, certainement, mais pas des fautes. Il conclut son intervention sur le sujet par un laconique: "Il n'y a pas eu un seul cas pendant ma présidence qui n'ait pas été traité ". Il a aussi effectué plusieurs mandats au bureau exécutif de la FFSG jusqu'en 2018 et organisé dans les années 2010 plusieurs tournées de gala de l'équipe de France de patinage artistique. " Pour cela, il faudrait que j'ai commis une faute". Je n'estime pas en avoir commise.

La demande de démission est "évidemment partagée par l'ensemble du gouvernement", a déclaré mercredi sa porte-parole, Sibeth N'Diaye.

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