L'OMS parle de "très grave menace" pour le monde — Coronavirus

A 34 ans, le médecin chinois lanceur d'alerte succombe du coronavirus

Chine : le médecin qui avait alerté sur le coronavirus est décédé à Wuhan

Mais la situation semble toujours chaotique dans les hôpitaux de la ville coupée du monde depuis le 23 janvier. Cet homme d'une soixantaine d'années avait été hospitalisé à Wuhan pour une pneumonie virale aiguë. L'organisation des Nations unies a finalement annoncé, mardi, que le nouveau coronavirus se nommait dorénavant "Covid-19 " après s'être provisoirement appelé "2019-nCoV ".

Le bilan de l'épidémie à coronavirus s'est encore alourdi lundi en Chine, dépassant les 900 morts, tandis que le président Xi Jinping est apparu pour la première fois avec le visage recouvert d'un masque de protection.

Cinq nouveaux cas (quatre adultes et un enfant, tous de nationalité britannique) ont été annoncés en France samedi, portant le total à 11 dans le pays. Une initiative draconienne visant à freiner l'épidémie sur le territoire chinois semi-autonome.

Cette province est soumise à des mesures drastiques d'isolement par les autorités chinoises pour tenter de contenir la diffusion de l'épidémie. Dirigée par Bruce Aylward, un vétéran de la lutte contre l'épidémie Ebola, elle a pour mission d'étudier l'origine du nouveau coronavirus et ses effets. Dans le reste du monde, plus de 300 cas de contaminations ont été confirmés dans une trentaine de pays et territoires, dont deux mortels, à Hong Kong et aux Philippines. Et ils déconseillent les voyages dans ce pays. Ce qui a emmené plusieurs pays à interdire les arrivées de Chine et de grandes compagnies aériennes à suspendre leurs vols en lien avec ce pays.

Sous pression, les autorités hongkongaises ont fermé la quasi-totalité des postes-frontières avec le reste du pays et imposeront à partir de samedi une quarantaine de deux semaines à tous les visiteurs en provenance de Chine continentale.

Des milliers de voyageurs et de membres d'équipage sont consignés sur deux navires de croisière en Asie.

En Chine, plus de 700 personnes ont été tuées et 34.000 cas recensés. Quelque 3.700 personnes à bord demeurent cloîtrées dans leurs cabines. Il a été accusé de propager des " rumeurs " dans la population. Secoué par la fureur populaire, Pékin a annoncé une enquête sur " les circonstances " du décès du docteur. Parmi ces décès, celui de Li Wenliang. Une veillée en sa mémoire était également organisée à Hong Kong.

- Le régime communiste se retrouve comme rarement sous pression depuis la mort vendredi d'un médecin de Wuhan, la ville au cœur de l'épidémie.

Dans des structures médicales débordées, les personnels soignants restent très vulnérables au virus: 40 employés d'un même hôpital universitaire de Wuhan ont été contaminés en janvier, selon une étude parue vendredi dans la revue médicale Jama. Un taux de mortalité pour l'heure très inférieur au Sras. Certains reprochent au gouvernement chinois d'avoir couvert l'ampleur de l'épidémie et demandent plus de liberté d'expression.

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