Turquie : Erdogan: "Le régime syrien paiera très cher" - Monde

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Turquie : Erdogan: "Le régime syrien paiera très cher" - Monde

Le ministère turc de la Défense nationale a déclaré avoir neutralisé un hélicoptère syrien dans le gouvernorat d'Idlib lors de sa riposte aux tirs de l'armée syrienne qui avaient fait cinq morts parmi les soldats turcs.

Les combats se concentrent dans la province d'Idleb et la région voisine d'Alep, en partie dominées par les rebelles et les factions islamistes.

La Turquie prétend avoir "neutralisé" plus de 100 soldats de l'armée syrienne et détruit des blindés en réponse à une attaque qu'elle impute à Damas, et dans laquelle cinq militaires turcs auraient péri. "Mais ce n'est pas assez, cela va continuer", a averti mardi dans un discours le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Les menaces de la Turquie, qui soutient des groupes rebelles et dispose de positions militaires dans cette région, interviennent alors que les forces syriennes loyalistes y grignotent du terrain, reprenant aux djihadistes et rebelles le dernier tronçon d'une autoroute clé.

Selon le ministère turc de la défense, cité par la chaîne de télévision NTV, l'armée syrienne a ciblé un poste militaire turc dans la région de Taftanaz et a abattu cinq soldats turcs et en a blessés cinq autres.

Un responsable du gouvernement turc a déclaré que les rebelles avaient lancé une contre-offensive et pourraient reprendre prochainement des territoires autour de la ville de Saraqeb, au sud-est de la ville d'Idleb, qu'ils ont perdus ces derniers jours. De son côté, la Turquie hausse également le ton.

Ankara a fait savoir, dans un communiqué, qu'elle avait appelé la Russie à mettre sans délai un terme aux attaques contre des postes d'observation turcs dans le nord-ouest de la Syrie, prévenant que de telles attaques ne resteraient pas impunies. "Nous considérons toutes ces sorties d'Idleb comme inacceptables", a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe.

La progression rapide des forces syriennes, épaulées par l'aviation russe et les milices pro-iraniennes, a provoqué l'exode de près de 700 000 personnes au cours des dix dernières semaines, selon les agences humanitaires.

Ankara redoute qu'une offensive de grande ampleur ne déclenche une nouvelle vague migratoire vers la Turquie, pays où plus de 3,5 millions de Syriens ont déjà trouvé refuge depuis le début du conflit en 2011.

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