Ce que l'on sait de l'affaire en six questions — Mort de Vanille

La petite fille avait été enlevée par sa mère samedi

Le corps de Vanille retrouvé sa mère avoue le meurtre

Le corps de la fillette a été retrouvé dans une benne à vêtements proche du domicile de la mère dimanche à 17h30. Le procureur de la République d'Angers a livré de nouveaux éléments ce lundi lors d'une conférence de presse après la mort de la petite Vanille, tuée vendredi par sa mère à Angers.

Ce foyer pour femmes enceintes et mères isolées lui permettait de voir régulièrement son enfant, alors confiée à une famille d'accueil depuis ses tentatives de suicides.

Le magistrat devrait ouvrir une information judiciaire pour " meurtre aggravé ".

Pourtant, la mère n'a montré, au cours des dernières semaines, " aucun signe " laissant à penser qu'elle pourrait s'en prendre à Vanille. "Le suspect est sa mère, Nathalie Stéphan, âgée de 40 ans, vêtue d'une doudoune et d'un legging, et susceptible de se déplacer en transport en commun dans l'agglomération angevine", explique le texte de l'alerte, relayé par le Ministère de la Justice. "Les éducateurs décrivent une évolution positive d'une maman qui s'investissait de plus en plus dans le lien (...) et qui avait rassuré les personnes qui l'encadraient". Elle a expliqué qu'elle a fait partir sa fille.

Ce samedi, Nathalie Stéphan s'était vue accorder un temps libre avec Vanille, hors de toute structure.

Le président du département du Maine-et-Loire Christian Gillet a évoqué le "parcours très particulier" de cette femme.

"Depuis son instauration en France en 2006, il s'agit du premier échec du dispositif Alerte Enlèvement".

L'alerte enlèvement a-t-elle été déclenchée trop tard?

Comme indiqué sur le site du ministère de la Justice, ce dispositif permet d'envoyer de façon massive (via la plupart des médias télévisés et radios, mais également la RATP, la SNCF ou des sociétés d'autoroutes) un message à la population en cas d'enlèvement d'enfant. Elle avait déjà par le passé ramené un autre enfant hors des délais impartis, a rappelé le procureur de la République d'Angers Eric Bouillard. Désormais, il convient de savoir si Nathalie Stéphan doit être placée en "détention ou en hospitalisation", une question suspendue aux premières conclusions de l'expertise psychologique menée sur la meurtrière présumée de la petite Vanille, dont le mobile a été évoqué par le procureur ce lundi en fin d'après-midi.

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