Procès en appel des Balkany : de deux à quatre ans ferme requis

Paris. Au procès Balkany plaidoyer pour sortir de prison un homme à terre

Procès en appel des Balkany : de deux à quatre ans ferme requis

Si la cour faisait droit aux demandes de la défense, Patrick Balkany pourrait sortir de prison dès mercredi soir.

Le parquet général a requis contre le couple des peines de prison ferme et dix ans d'inéligibilité, mais renoncé à demander l'incarcération immédiate du maire, pour des raisons médicales. Un mois plus tard, il a été condamné à cinq ans de prison pour blanchiment aggravé avec un nouveau mandat de dépôt. L'accusation a aussi demandé que soit infligée une peine de dix ans d'inéligibilité contre les édiles et requis l'exécution provisoire de cette peine complémentaire.

La cour d'appel de Paris rendra le 22 avril sa décision dans le dossier.

Les époux Balkany lors de leur procès le 13 septembre 2019.

La question de sa remise en liberté sera examinée dès l'après-midi.

En revanche, l'accusation n'a pas exigé de mandat de dépôt à l'audience pour Patrick Balkany, dont une expertise médicale a décrit l'état de santé comme ne paraissant "pas compatible avec une détention ordinaire".

Jamais détourné "un centime d'argent public " S'ils ont reconnu quelques "fautes" et la propriété de la villa antillaise, ils contestent vigoureusement le montant des avoirs en cause et se targuent de n'avoir jamais détourné "un centime d'argent public".

Le couple persiste à nier la possession d'un riad à Marrakech en dépit des peignoirs brodés aux initiales "PB", des livres dédicacés, des meubles payés par Isabelle Balkany retrouvés dans la villa saharienne. Incarcéré depuis le 13 septembre dernier et sa condamnation pour fraude fiscale, l'ancien maire de Levallois-Perret a depuis été hospitalisé à plusieurs reprises, notamment en quasi-continuité depuis la mi-décembre.

Quatre ans de prison ferme ont été requis en appel contre Patrick Balkany, sans incarcération immédiate, dans le cadre de l'affaire de blanchiment, tandis que deux ans ferme ont été requis contre sa femme Isabelle.

L'État français, seule partie civile au procès, a demandé la confirmation de la somme obtenue en première instance, soit un million d'euros de dommages et intérêts, à payer solidairement par tous les auteurs de blanchiment: outre les époux Balkany, leur fils Alexandre et deux fidèles du maire de Levallois, qui n'ont pas fait appel et dont les condamnations pénales sont définitives.

S'ils étaient condamnés, les Balkany pourraient se pourvoir en cassation.

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