Benjamin Griveaux "piégé", Joachim Son-Forget balance (Vidéo)

"Les " attaques " qu'évoquent l'ancien candidat à la mairie de Paris, sont la diffusion d'images, de vidéos intimes sur internet sans son consentement, soit du " revenge porn " ou " vengeance pornographique ".

Le député a accompagné son post d'un message: "J'espère que ces vidéos sexuelles affligeantes incriminant Benjamin Griveaux et une jeune femme seront démenties par l'intéressé et son équipe, car une telle diffamation serait extrêmement grave dans la campagne pour Paris".

Suite à des "attaques ignobles (.) j'ai décidé de retirer ma candidature à l'élection municipale parisienne". Cette décision me coûte mais mes priorités sont très claires. Il tente ensuite de se dédouaner en trouvant "acceptable que les gens soient imparfaits et grivois. cela prouve leur humanité", écrit-il. Une vidéo privée destinée, semble-t-il, à une femme avec laquelle il échange (.) Ce n'est que mercredi 12 février que ce film a commencé à tourner, en particulier dans les rédactions et surtout quand le député Joachim Son-Forget a retweeté cette vidéo, lui donnant ainsi un caractère quasi officiel. Tous les coups sont désormais permis, cela va trop loin.

Après une investiture dans la douleur par le mouvement présidentiel, des propos injurieux contre ses adversaires relayés dans la presse, c'est finalement la publication de cette vidéo qui a eu raison de la campagne de celui que les sondages plaçaient en troisième position derrière la maire socialiste sortante Anne Hidalgo et la candidate du parti Les Républicains (droite) Rachida Dati.

M. Griveaux a également indiqué à l'AFP s'être entretenu tard jeudi soir avec le président Emmanuel Macron qui l'a, selon lui, assuré de son soutien "quelle que soit sa décision", en l'invitant à protéger les siens.

Et de poursuivre: "Je dis que Benjamin Griveaux est tombé dans un piège (.) Ce n'est que le début".

Peu après l'annonce, la maire de Paris a appelé "au respect de la vie privée et des personnes", estimant dans un communiqué que "les Parisiennes et les Parisiens méritent un débat digne". "Ressaisissons-nous collectivement ou nous allons tous nous noyer dans la fange", prévient aussi l'essayiste et eurodéputé de gauche Raphaël Glucksmann. "Il s'agit d'une personne qui avait une relation consentie avec Benjamin Griveaux", dit-il à LCI, expliquant qu'il souhaitait "dénoncer le puritanisme en politique et l'hypocrisie des responsables". Ces trois-là sont signés Piotr Pavlenski, un artiste russe réfugié en France, à Paris. Son intimité sexuelle ne devrait pas se retrouver sur la place publique.

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