Huawei : ses équipements 5G présentent une lourde faille de sécurité

5G et Huawei : le gouvernement US affirme pouvoir démontrer le risque d'espionnage

Huawei : ses équipements 5G présentent une lourde faille de sécurité

La justice nord-américaine ne desserre décidément pas l'étau autour de Huawei.

Ils ont aussi placé en mai 2019 le groupe chinois sur une liste noire, obligeant de facto des entreprises américaines et résidants aux États-Unis à trouver d'autres fournisseurs pour leurs équipements en télécommunication.

Reconnaissant cependant que dans certaines zones rurales américaines les alternatives étaient difficiles à trouver, l'administration Trump a dû octroyer une dérogation à Huawei, pour permettre aux sociétés américaines de trouver d'autres fournisseurs.

Cette licence temporaire, prolongée une première fois de 90 jours en novembre, a été à nouveau prolongée de 45 jours jeudi, ce qui la fait courir jusqu'au 1 avril. Le document du procureur Richard Donoghue fait aussi mention de projets de télécommunications menés par Huawei en Corée du Nord, contournant ainsi les sanctions étasuniennes contre Pyongyang. Ces données lui ont permis de mettre au point des produits similaires à ceux de ses concurrents, commercialisés à des prix de vente moindre, selon l'acte d'accusation. Un employé de Huawei, affublé d'un badge Weihua, avait été découvert en pleine séance photo du serveur informatique d'une entreprise concurrente, au beau milieu de la nuit.

D'après le procureur fédéral de Brooklyn, Huawei et ses sous-traitants se seraient livrés à de l'espionnage industriel durant 20 ans, entre 2000 et 2020, exemples à l'appui. L'entreprise s'était défendue en expliquant qu'il s'agissait d'un employé subalterne présent de son propre chef, mais l'homme travaillait en tant qu'ingénieur en recherche et développement pour le compte de la marque. Ce nouvel acte d'inculpation, qui remplace en l'étoffant celui déposé l'an dernier, comprend trois nouveaux chefs d'accusation, soit un total de seize. Voilà qui porte les chefs d'inculpation contre Huawei au nombre de 16, dont 3 sont nouveaux, alors que le fabricant est déjà dans le collimateur de la justice étasunienne pour violation des sanctions US à l'encontre de l'Iran, et que Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, est toujours en résidence surveillée au Canada dans l'attente d'une décision concernant son extradition aux États-Unis.

Pour les USA, Huawei aurait également développé un programme de récompenses et de primes destinées aux employés ayant réussi à voler des secrets avec succès, principalement pour les secrets les plus précieux.

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