Renault n'exclut pas des fermetures d'usines

Dans le rouge, Renault pourrait fermer des usines

Dans le rouge, Renault pourrait fermer des usines AFP- KENZO TRIBOUILLARD

Pour 2020, Renault ne s'attend pas à un redressement. Pour 2020, dans un marché mondial toujours baissier, Renault anticipe une nouvelle dégradation de sa rentabilité opérationnelle. Ces prévisions ne tiennent pas compte d'éventuels impacts liés à la crise du coronavirus, a expliqué Renault. La production du groupe français pour son partenaire nippon ainsi que Daimler s'est respectivement effondrée de 23 % et 31 % sur l'ensemble de l'année 2019. Elle promet des annonces en mai sur comment le groupe peut améliorer ses performances via des mesures communes aux deux marques.

Renault pourrait également céder des actifs non stratégiques, selon la dirigeante. "Nous n'avons aucun tabou et nous n'excluons rien", déclare Clotilde Delbos, la CEO ad intérim de Renault. Renault a annoncé fin janvier que Luca de Meo, son nouveau directeur général, arriverait le 1er juillet. Le groupe n'avait plus accusé de perte nette depuis 2009 et la crise financière.

Le bénéfice a notamment pâti d'une contribution négative des entreprises associées, de 190 millions d'euros.

Renault a également été victime d'une chute de la contribution financière de son allié japonais Nissan en difficulté, tombée à 242 millions d'euros, contre 1,51 milliard en 2018.

"La visibilité pour 2020 reste limitée par la volatilité attendue des marchés, notamment en Europe en raison de la réglementation CAFE (Corporate Average Fuel Economy, NDLR) et par les possibles impacts du coronavirus". Par ailleurs, les résultats de Renault ont été affectés par l'abandon d'une créance fiscale en France, se traduisant par une charge de 753 millions d'euros.

Au vu de ses résultats dégradés, Renault a réduit son dividende, proposant un coupon de 1,1 euro par action au titre de 2019, contre 3,55 euros par action au titre de 2018.

Le chiffre d'affaires du groupe s'est établi à 55,5 milliards d'euros, en baisse de 3,3% sur un an en données publiées et de 2,7% à taux de change constants. Le chiffre d'affaires de l'automobile hors Avtovaz a reculé de 4,2%, à 49 milliards d'euros. Les revenus du groupe ont été pénalisés par le recul des ventes en Argentine, en Turquie et en Algérie, tandis que les ventes aux partenaires - les pièces et les automobiles que Renault produit pour d'autres groupes - ont eu un impact négatif de 3,4 points. La marge opérationnelle de l'automobile hors Avtovaz s'est inscrite à 920 millions d'euros, soit 2,6% des revenus, contre 4,3% en 2018. "Le free cash flow positif ressort à 153 millions d'euros sur l'ensemble de l'année, alors que la société doutait de sa capacité à maintenir la trésorerie à flot".

Le résultat d'exploitation recule de 30% à 2,11 milliards d'euros, manquant l'estimation moyenne des analystes de 2,65 milliards d'euros. Un chiffre en dessous des estimations de Renault en octobre, qui espérait pouvoir maintenir sa marge entre 5 % et 6 % du chiffre d'affaires.

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