Un nouveau ministre et une enquête nationale — Santé

Agnès Buzyn candidate LREM aux municipales dans les rues du 5e arrondissement de Paris le 18 février 2020

Agnès Buzyn candidate LREM aux municipales dans les rues du 5e arrondissement de Paris le 18 février 2020

À 39 ans, Olivier Véran a été nommé dimanche ministre de la Santé à la place d'Agnès Buzyn, qui a accepté de remplacer au pied levé Benjamin Griveaux comme candidate LREM à la mairie de Paris. Quelques heures après avoir effectué la passation avec Olivier Véran au ministère de la Santé, Buzyn s'est, selon nos informations, entretenue par téléphone avec Cédric Villani, candidat dissident à Paris.

Médecin du CHU de Grenoble, Olivier Véran est issu des rangs du Parti socialiste, et a fait son entrée à l'Assemblée nationale comme suppléant de Geneviève Fioraso en 2012, quand celle-ci avait rejoint les gouvernements Ayrault puis Valls jusqu'en 2015.

"Je lancerai dans les prochains jours une enquête nationale (.) pour consulter les hospitaliers - directeur, médecins, infirmiers, brancardiers - pour tenter de saisir en détail le sens de leur engagement auprès du public et les raisons du mal-être qu'ils disent ressentir depuis un certain nombre d'années désormais".

"Elle a immédiatement tendu la main à Cédric Villani, car les deux missions primaires d'Agnès Buzyn ce matin sont de remobiliser et de rassembler, donc cela passe notamment par le retour de ceux qui faisaient partie de notre famille politique, Cédric Villani et les siens, a expliqué sa porte-parole, Marie-Laure Harel, ce lundi à LCI".

Née le 18 mars 2019 à l'hôpital parisien Saint-Antoine à la suite d'un acte de violence envers des soignants, la contestation sociale dans les hôpitaux s'est étendue depuis aux autres régions de France, contraignant l'exécutif à annoncer une série de mesures et de plans. "Paris vaut bien un hôpital", a commenté le collectif inter-urgences sur son compte Facebook.

Ces annonces ne sont pas parvenues à éteindre la colère des syndicats qui demandent toujours une hausse des salaires et la création de postes supplémentaires. Un millier de chefs de service et de responsables hospitaliers ont par ailleurs démissionné de leurs fonctions d'encadrement pour protester contre l'absence de réponse du gouvernement à leurs revendications.

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